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Le marché de la vidéosurveillance est en pleine expansion en France et pèse près d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2009,
après avoir quasiment doublé depuis 2000.
L'élection du président Nicolas Sarkozy en 2007 et ses promesses de généraliser la vidéosurveillance ont "stimulé ce marché", qui devrait croître de 6,1% en 2009 puis de 5% en 2010, selon Patrick Haas, fondateur de la revue spécialisée "En toute sécurité".
La vidéosurveillance a généré en 2008 un chiffre d'affaires de 941,4 millions d'euros, en hausse de 6,9% sur un an. Le marché global de la sécurité, qui inclut la lutte antiterroriste, le gardiennage, la sécurité informatique ou la sûreté aéroportuaire, a quant à lui représenté presque 19 milliards d'euros, en progression de 4,7%.
"La vidéosurveillance urbaine n'est pas l'essentiel du marché, l'essentiel ce sont les entreprises, c'est-à-dire la protection des usines, des bureaux...", explique à l'AFP M. Haas.
Les entreprises génèrent plus de 60% des revenus, les réseaux de transport (voies ferrées, métros...) environ 15%, de même que la vidéosurveillance urbaine, selon lui.
Dans un marché de la sécurité "très émotionnel", où les menaces terroristes entraînent une hausse des demandes d'équipements, la vidéosurveillance est aussi "liée à des polémiques ou des prises de position politiques", note-t-il.
Le secteur est éclaté entre environ 300 sociétés et, ces dernières années, les spécialistes de la sécurité ont été détrônés par les installateurs électriciens comme Cegelec ou Spie.
Plus récemment encore, de nouveaux acteurs émergent: "depuis quelques mois on voit arriver les informaticiens et les opérateurs télécoms", raconte M. Haas.
Interrogés, France Télécom et SFR indiquent être candidats à l'appel d'offres lancé pour le plan de vidéoprotection de la préfecture de police de Paris, voté fin novembre.
Tandis que France Télécom précise avoir déjà remporté le contrat de vidéosurveillance d'une autre ville, sans pouvoir pour l'instant la nommer, SFR confirme qu'il "se positionne de plus en plus sur ce marché", selon le directeur général de sa division entreprises, Paul Corbel.
Des groupes d'électronique et de défense comme Thales, EADS ou Sagem, et des groupes informatiques comme IBM ou Microsoft se sont aussi lancés sur le créneau.
Thales équipe depuis 2008 la ville de Mexico, le plus gros contrat de vidéosurveillance au monde avec 8.000 caméras.