Partager l'article ! La FNSEA: un syndicat omniprésent dans le monde agricole: La FNSEA est de loin le premier syndicat agricole français, une posi ...
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Le site de Philippe Le Roux Délégué de la Circonscription de Guingamp Circonscription de Guingamp - Bégard - Belle-Isle-en-Terre - Bourbriac - Callac - Gouarec - Guingamp - Lanvollon - Maël-Carhaix - Plestin-les-Grèves - Plouagat -Plouaret - Rostrenen - Saint-Nicolas-du-Pélem )
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La FNSEA est de loin le premier syndicat agricole français, une position qui lui assure une place au sein de toutes les instances du monde agricole, au détriment de
ses principales concurrentes, la Coordination rurale et la Confédération paysanne qui dénoncent son "hégémonie".
Née en 1946, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), qui doit élire jeudi son onzième président, a longtemps bénéficié d'un monopole de la représentativité syndicale jusqu'à l'alternance politique de 1981 qui n'est toutefois pas parvenue à remettre en cause sa place de premier plan.
La FNSEA affirme représenter 70% des paysans français. Elle revendique 300.000 adhérents, 20.000 syndicats locaux, 94 fédérations et unions départementales et 22 fédérations régionales. Elle rassemble aussi 36 associations spécialisées par production (céréales, bovins, porcins, ...). Mille salariés permanents animent le réseau.
Accusée d'exercer un véritable monopole sur le secteur agricole, la FNSEA a des relais dans de nombreuses instances, à la Mutualité sociale agricole (MSA), au Crédit Agricole, à Groupama, dans les coopératives, ou encore à la Safer.
Considérée comme proche de la droite, la FNSEA a largement inspiré la politique agricole française. François Guillaume, président de la FNSEA de 1979 à 1986, a été ministre de l'agriculture (1986-1988) dans le gouvernement de Jacques Chirac.
En 2007, aux dernières élections professionnelles, celles des chambres d'agriculture, la FNSEA, après avoir décroché dans les années 1990, a progressé pour atteindre 55% des voix, emportant la quasi-totalité des chambres.
Les Jeunes Agriculteurs (JA), syndicat réservé aux agriculteurs de moins de 35 ans, s'inscrit dans la mouvance de la FNSEA. Ils disposent de 4 sièges à son conseil d'administration.
En deuxième position figure la Confédération paysanne (CP). Créée en 1987 à partir de mouvements en rupture avec la FNSEA, la CP est proche de la gauche. Après avoir bénéficié de l'effet José Bové, porte-parole de 2000 à 2004, aux élections de 2001, la CP (19%, en recul de 7 points) a essuyé un échec cinglant en 2007, ne disposant plus que d'une seule chambre d'agriculture (Réunion).
La Confédération paysanne dénonce une agriculture productiviste, auquel elle oppose un modèle "paysan".
Née en réaction à la réforme de la Politique agricole commune (Pac) de 1992, la Coordination rurale (CR) défend l'autonomie économique de l'agriculteur, comme l'illustre son slogan: "des prix, pas de primes".
Souvent considérée comme libérale, la CR est traversée de sensibilités variées. Elle vient d'élire son nouveau président, Bernard Lannes, 54 ans, agriculteur dans le Gers.
Aux élections de 2007, la CR a nettement progressé avec 18,7% des voix, ce qui lui a permis de conserver deux chambres (Calvados et Lot-et-Garonne).
Dernier syndicat, le Modef (Mouvement de défense des exploitants familiaux), créé en 1959, est lié depuis ses origines à la gauche laïque.
Défendant le modèle de l'exploitation familiale, le Modef a vu son électorat, essentiellement constitué de petits paysans, s'étioler au fil de la modernisation de l'agriculture, relèvent les chercheurs Serge Cordellier et Roger Le Guen dans "Les mondes agricoles en politique".
En 2007, le Modef n'a rassemblé que 2,9% des voix.