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Le site de Philippe Le Roux Délégué de la Circonscription de Guingamp Circonscription de Guingamp - Bégard - Belle-Isle-en-Terre - Bourbriac - Callac - Gouarec - Guingamp - Lanvollon - Maël-Carhaix - Plestin-les-Grèves - Plouagat -Plouaret - Rostrenen - Saint-Nicolas-du-Pélem )
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Le marché de l'eau en France est dominé par trois grands groupes qui se partagent l'essentiel des appels d'offre
lancés par les collectivités locales, rendant parfois difficile une réelle mise en concurrence.
La Lyonnaise des Eaux (filiale de Suez Environnement), la Compagnie générale des eaux (devenue Veolia Eau) et la Saur contrôlaient plus de 98% du marché des délégations de service public (gestion d'un service public confiée par une collectivité à une entreprise privée), selon des chiffres cités en 2005 par le Conseil de la Concurrence, devenu depuis l'Autorité de la Concurrence.
Dans ce trio, la Saur occupe une place moins importante. Surtout présente dans les zones rurales et périurbaines, elle revendique la gestion de l'eau et de l'assainissement dans 6.700 communes, desservant 7 millions de consommateurs.
De son côté, la Lyonnaise des Eaux totalisait en 2008 2.600 contrats avec des collectivités locales et la desserte en eau potable de 12,3 millions de personnes, selon son site internet.
Veolia arrive en tête, avec 24,6 millions d'usagers.
Dès lors, les communes ou syndicats communaux rencontrent souvent des difficultés pour faire jouer la concurrence.
Ainsi sur 693 appels d'offres lancés en 2004, il n'y a eu qu'un seul candidat dans 28% des cas.
En avril, la Commission européenne a lancé une enquête sur la concurrence dans le secteur de l'eau et de l'assainissement en France.
En 2002, le Conseil de la Concurrence avait estimé que Veolia et Suez avaient "abusé de leur position dominante collective" en créant des filiales communes à Marseille, Lille, Saint-Etienne et Versailles notamment. Une situation à laquelle il n'a été mis fin qu'en mars 2010.
En 2005, le Conseil avait aussi souhaité "plus de concurrence sur le marché de la fourniture d'eau en Ile-de-France". Presque cinq ans plus tard, alors qu'il vient de reconduire pour douze années Veolia, le Syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif) assure que, lors de son appel d'offres, "la mise en concurrence a été frontale".
Certaines villes ont décidé récemment de retourner à une gestion en régie publique, c'est-à-dire sans passer par une entreprise privée. L'exemple le plus marquant est Paris, revenu au système de régie début 2010.
Selon les professionnels, environ les trois quarts de la population française sont servis en eau par des entreprises délégataires, le reste étant en régie.
Les appels d'offres à venir dans plusieurs grandes villes (Marseille, Lille, Versailles, Montpellier, etc.) pourraient être l'occasion d'introduire une concurrence plus vive.