Partager l'article ! Des rotatives au kiosque: un parcours en trois étapes pour les journaux: De la sortie des rotatives jusqu'au kiosque ou à la Maison de la Press ...
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Le site de Philippe Le Roux Délégué de la Circonscription de Guingamp Circonscription de Guingamp - Bégard - Belle-Isle-en-Terre - Bourbriac - Callac - Gouarec - Guingamp - Lanvollon - Maël-Carhaix - Plestin-les-Grèves - Plouagat -Plouaret - Rostrenen - Saint-Nicolas-du-Pélem )
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De la sortie des rotatives jusqu'au kiosque ou à la Maison de la Presse, un journal ou un magazine va suivre un circuit en trois étapes avant d'arriver dans les
mains de ses lecteurs.
Dans le jargon des professionnels, chaque étape est appelé "niveau". Les journaux sont pris en charge dès la sortie des presses par les messageries, les deux principales étant Presstalis (ex-NMPP) et les Messageries Lyonnaises de presse (MLP) pour les magazines et les quotidiens nationaux.
Les messageries rassemblent journaux, magazines et publications diverses sur d'énormes plateformes logistiques d'où ils sont acheminés vers les "dépositaires". Il y en a environ 150 en France, qui sont en fait les grossistes de la presse. Les journaux passent donc par ce "niveau 2" que constitue le dépôt.
C'est à partir du dépôt, qui traite les exemplaires venus de toutes les messageries, que sont répartis les journaux vers les points de ventes, appelés "niveau trois". Il s'agit pour l'essentiel de marchands de journaux, kiosques, de Maisons de la presse et de Relay, mais aussi de très nombreux bars, tabacs et magasins de proximité, ainsi que des grandes surfaces.
0n compte en France un peu moins de 30.000 points de vente, aussi appelés diffuseurs de presse. Pour l'essentiel, leur statut est celui de commerçant indépendant, sauf à certains endroits comme les gares, les stations de métro, les aéroports ou les hôpitaux, où il s'agit de concessionnaires.
A chacun des niveaux, les entreprises sont soumises à des règles de fonctionnement strictes. Ainsi, grâce à la Loi Bichet de 1947, quiconque édite un journal est en droit de le faire diffuser. Il suffit simplement à l'éditeur d'adhérer à une des coopératives qui sont actionnaires des messageries.
Quant aux détaillants, ils sont notamment tenus de mettre en place de manière honnête et impartiale l'ensemble des titres selon les règles et quantités fixées par les éditeurs.
Pour assurer le maximum de ventes possibles, un éditeur doit mettre en place dans chaque point de vente beaucoup plus d'exemplaires que ceux qui seront réellement vendus. Sur près de deux milliards d'exemplaires de journaux, magazines et publication distribués par Presstalis en 2010, on totalisait quelque 42% d'invendus.