Partager l'article ! Davos: les politiques en vedette pour parler gouvernance: Présidents et Premiers ministres occupent le devant de la scène jeudi à Davos où pl ...
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Présidents et Premiers ministres occupent le devant de la scène jeudi à Davos où plusieurs débats sont prévus sur la gouvernance au sein de l'Europe dotée de nouvelles institutions et au niveau mondial dans les nouveaux forum tels que le G20.
L'un des intervenants les plus attendus au Forum économique mondial sera le Premier ministre grec George Papandreou, au lendemain d'un nouvel accès d'inquiétude sur les marchés sur la situation financière de son pays.
La capacité de la Grèce à faire face à son endettement a de nouveau suscité des doutes qui ont provoqué une chute spectaculaire du prix des obligations grecques.
Le Premier ministre espagnol Jose Luis Zapatero, dont le pays inquiète également les marchés, tentera également de rassurer.
Les deux responsables devaient participer en début d'après-midi à un débat sur la zone euro avec leur homologue belge Yves Leterme, le président polonais Lech Kaczynski, et le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet.
L'ampleur des déficits publics et de la dette de plusieurs pays européens - le Portugal et l'Irlande sont également dans la tourmente - ont mis à mal la cohésion de l'Union européenne.
Le président sud-coréen Lee Myung-bak dont le pays recevra une réunion du G20 en novembre, a demandé jeudi que ce groupe se concentre sur l'"après-crise" tout en évitant le protectionnisme.
Signe de l'ouverture aux pays émergents, au-delà des seuls membres du G7, le débat sur la gouvernance mondiale devait mettre en présence les présidents mexicain Felipe Calderon, sud-coréen Lee Myung-Bak et sud-africain Jacob Zuma notamment.
L'un des représentants les plus influents des pays émergents, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a en revanche dû annuler sa venue à Davos après avoir été victime d'un accident de santé. Il a été hospitalisé d'urgence au Brésil après une crise d'hypertension, ont indiqué ses services.
Le Forum devait également entendre le vice-Premier ministre chinois, Li Keqiang, pressenti pour prendre la succession du Premier ministre Wen Jiabao. Sa venue à Davos est sa première intervention à l'étranger à ce niveau.
La politique monétaire de la Chine a été critiquée mercredi par plusieurs intervenants qui lui ont reproché de maintenir sa monnaie, le yuan, à un niveau anormalement bas. "L'instabilité des changes, la sous-évaluation de certaines devises empêchent que le commerce soit équitable, que la concurrence soit loyale", a dit notamment Nicolas Sarkozy dans une allusion claire au géant asiatique qui continue d'afficher un excédent commercial considérable.
La situation en Haïti, déjà évoquée lors de la première journée du Forum, sera débattue de nouveau à l'occasion d'une intervention de l'ancien président américain Bill Clinton, émissaire spécial des Nations unies en Haïti et habitué de Davos.
Mercredi, plusieurs agences de l'ONU ont appelé les chefs d'entreprise présents dans la station de ski suisse à participer au financement de l'effort de reconstruction du pays dévasté par un tremblement de terre.