Recommander

Coordonnées

 Contact Circonscription:


 


 

 

Tél : 01 40 76 61 23

Fax : 01 40 76 61 75

 

 Permanence Départementale:

Adresse : 8, Boulevard Sévigné

22 000 - SAINT-BRIEUC

Tél : 02.96.61.32.41
Fax : 02.96.61.19.57
Permanence ouverte tous les jours
de 10h00 à 12h00 et de 14h30 à 17H00

Présentation

La France, exemplaire sur l’environnement avec le Grenelle de l’environnement ou la taxe carbone est écoutée en Europe, comme le montre la position maintenant unanime de réduction de 30% du gaz à effet de serre, à l’horizon 2020.

Cette première étape gagnée qui voit la position française exprimée par le Président de la République devant le GIEC et les ONG, devenir celle de toute l’Europe, doit être saluée comme le signal d’un vrai bon départ dans les négociations ouvertes à Copenhague, qui fait de l’Europe le chef de file de ceux qui veulent changer le monde.


Ce premier projet officiel d'accord mondial sur le climat qui prévoit de limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 1,5°C ou 2°C, sans trancher entre les deux options, a été présenté vendredi à Copenhague.

 

Au même moment, à Bruxelles, l'Union européenne annonçait une aide de 7,2 milliards d'euros sur trois ans (2010, 2011, 2012) aux pays les plus pauvres et les plus vulnérables aux ravages liés à ce réchauffement climatique.

Le texte de sept pages, daté de vendredi 8h30, servira désormais de base aux discussions et sera encore âprement négocié entre ministres, puis chefs d'Etat.

"Les parties doivent coopérer pour éviter un changement climatique dangereux (...) en reconnaissant que la hausse de la température moyenne globale par rapport aux niveaux pré-industriels ne doit pas dépasser (2°C) (1,5°C)", indique ce document qui émane du groupe de travail placé sous l'égide de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques et dirigé par le Maltais Michael Zammit Cutajar.

Encore inachevé sur plusieurs points, ce projet appelle les pays industrialisés à prolonger la durée des engagements pris dans le protocole de Kyoto (qui expire fin 2012), de 2013 à 2020, répondant ainsi à une exigence très forte des pays en développement.

La formulation est plus vague pour les Etats-Unis, non partie à Kyoto, dont les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre figureraient en annexe.

Par ailleurs, un autre projet propre aux négociations Kyoto suggère deux durées d'engagement possibles - 2013-2018 ou 2013-2020 - et un objectif de réduction de 30 ou 40 % des émissions des pays industrialisés.

A l'initiative des petits Etats insulaires, particulièrement menacés par la hausse du niveau des océans, une centaine de pays en développement militent pour une limite à 1,5°C, qui supposerait de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 85% d'ici à 2050 par rapport à 1990.

"Il nous sera absolument impossible d'accepter un accord qui nous conduirait vers un réchauffement supérieur à 1,5°C", assure Collin Beck, chef de la délégation des Iles Salomon (Pacifique). "Ce que nous négocions ici c'est notre survie", précise Antonio Lima, son homologue du Cap Vert.

Une étude du service météorologique britannique publiée cette semaine estime "virtuellement impossible" d'atteindre l'objectif de 1,5 degré étant donnée la quantité de gaz à effet de serre déjà émise dans l'atmosphère.

Sur la question des financements, qui génère les plus grandes frustrations, le document ne s'avance pas pour le moment sur les montants ou l'architecture. Mais surtout ne tranche pas entre contributions volontaires des Etats et prélèvements automatiques. Il inscrit en revanche un mécanisme immédiat (fast start) d'aide aux plus pauvres pour 2010-2012.

Ainsi, le chèque européen - 2,4 milliards d'euros/an pendant trois ans (2010, 2011, 2012) - doit financer un pot mondial abondé par les nations riches de près de sept milliards d'euros par an. L'UE prendrait ainsi 30% du total à sa charge.

C'est "un encouragement considérable au processus" a réagi à Copenhague Yvo de Boer, le plus haut responsable climat de l'ONU, appelant les autres pays industrialisés à abattre leurs cartes.

Mais le sommet de Bruxelles ne règle pas la question - cruciale pour les pays en développement - du financement de l'aide sur le long terme, évaluée à 100 milliards d'euros par an de 2013 à 2020.


Par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription - Publié dans : International
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 16:12
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés