Partager l'article ! Afghanistan : Nicolas Sarkozy renforce la sécurité mais maintient le retrait d'ici 2014: Après la mort de six soldats français en deux jours, ...
|
Le site de Philippe Le Roux Délégué de la Circonscription de Guingamp Circonscription de Guingamp - Bégard - Belle-Isle-en-Terre - Bourbriac - Callac - Gouarec - Guingamp - Lanvollon - Maël-Carhaix - Plestin-les-Grèves - Plouagat -Plouaret - Rostrenen - Saint-Nicolas-du-Pélem )
|
|
Délégué de la Circonscription : |
|
|
|
Membres du Conseil National : |
|
|
|
|
|
Portes Parole : |
|
|
|
Membres du Comité de Circonscription : |
|
|
|
|
|
|
Après la mort de six soldats français en deux jours, Nicolas Sarkozy a décidé jeudi de renforcer la sécurité des troupes tricolores en Afghanistan mais a confirmé le calendrier de leur retrait d'ici 2014, malgré les appels de la gauche en faveur d'un départ accéléré.
A peine achevé le traditionnel défilé militaire d'un 14 juillet endeuillé par la plus grave attaque subie par les troupes françaises depuis l'embuscade d'Uzbin, qui avait fait 10 morts en 2008, le chef de l'Etat a rejoint l'Elysée pour y présider un conseil de sécurité destiné à tirer les leçons de l'attentat-suicide de Joybar, qui a fait 5 morts mercredi.
"Nous sommes maintenant davantage face à des actions de type terroriste, non seulement des actions militaires (...); face à ce nouveau contexte, il faut de nouvelles mesures de sécurité", a estimé M. Sarkozy après avoir rencontré à l'hôpital militaire Percy de Clamart (Hauts-de-Seine) des soldats blessés en Afghanistan, avant de présider le défilé des Champs-Elysées.
Cette réunion a permis de décider de dépêcher en Afghanistan "dans les heures qui viennent" le patron de l'armée de terre, le général Elrick Irastorza, afin d'y étudier sur place une adaptation des conditions d'intervention des 4.000 hommes du contingent français, a rapporté dans l'après-midi le ministre de la Défense Gérard Longuet.
Comme l'a précisé ensuite M. Longuet, il s'agit d'éviter que les talibans ne profitent du retrait annoncé des soldats français. "Nous (devons) faire en sorte que l'ennemi ne profite pas de cette diminution pour essayer de reconquérir le terrain", a-t-il plaidé.
Devant la presse, le ministre a démenti toute volonté de cantonner les troupes françaises dans des bases fortifiées, à l'instar des mesures adoptées par les troupes américaines pour faire face aux attentats-suicide.
"L'objectif, c'est la sécurité. La sécurité c'est la présence et la consolidation de l'Etat de droit. Il est hors de question que nous ne fassions pas tout pour consolider cet Etat de droit. Simplement il faut réfléchir aux méthodes les plus adaptées", a assuré M. Longuet.
La mission du général Irastorza s'achèvera "avant la fin de la semaine prochaine", selon le ministre.
Sur le fond, Nicolas Sarkozy a profité des cérémonies du 14 juillet pour confirmer le calendrier de retrait des troupes françaises.
"J'ai annoncé un calendrier de retrait de nos troupes en Afghanistan, le retrait commencera dès cette année et s'étalera jusqu'en 2013", a-t-il répété à l'issue du défilé. "En accord avec nos alliés (...), nous avons décidé de passer la responsabilité de la sécurité de l'Afghanistan aux Afghans progressivement, entre cette année et 2013. C'est ce que nous faisons".
"En 2014, tous les soldats français (combattants) seront partis d'Afghanistan", avait assuré M. Sarkozy mardi. Et l'Elysée a mis les points sur les "i" jeudi en assurant qu'il n'y avait "aucun changement de calendrier".