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Le site de Philippe Le Roux Délégué de la Circonscription de Guingamp Circonscription de Guingamp - Bégard - Belle-Isle-en-Terre - Bourbriac - Callac - Gouarec - Guingamp - Lanvollon - Maël-Carhaix - Plestin-les-Grèves - Plouagat -Plouaret - Rostrenen - Saint-Nicolas-du-Pélem )
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La "castration" chimique utilisée dans la prise en charge des agresseurs sexuels dans le but d'éviter des récidives, repose en fait sur des traitements médicamenteux antihormonaux, qui n'ont pas le caractère irréversible d'une castration chirurgicale.
Ces traitements antihormonaux, réversibles, jouent un rôle de "frein" sur la libido (baisse du désir sexuel) et les pulsions et permettent d'entreprendre un accompagnement psychologique, selon les spécialistes, sans pour autant être la panacée.
Androcur ou Salavacyl font partie de ces molécules.
L'acétate de cyprotérone (des laboratoires Schering AG, nom commercial: Androcur), un comprimé de dérivé progestatif est un anti-androgène. Les premiers travaux rapportant son efficacité au départ, sur des exhibitionnistes, datent de 1967.
La testostérone est le principal androgène chez l'homme.
En France, Androcur, comme le Salvacyl, dispose d'une AMM (autorisation de mise sur le marché) pour cette indication de prise en charge des délinquants sexuels.
La leuproréline (laboratoires Takeda, nom commercial: Enantone) ou la triptoréline (Salvacyl injectable des laboratoires Beaufour Ipsen Pharma, substance active par ailleurs commercialisé sous le nom de Decapeptyl) dits "analogues de la GnRH", induisent une mise au repos de l'hypothalamus et ont pour effet une baisse de la sécrétion de la testostérone par les testicules.
"75 à 80 % des délinquants sexuels ne récidivent pas", souligne l'expert criminologue Roland Coutanceau, sur la base d'études anglo-saxonnes portant sur un très grand nombre de sujets.
"Il faut se concentrer sur ceux qui sont à risque de récidive" et pour cela "profiter du temps carcéral" et "améliorer les soins". Les médicaments antihormonaux font partie des "outils utiles", estime-t-il.
Un essai pour comparer l'efficacité de deux molécules (Enantone et Androcur) sur des volontaires pédophiles récidivistes, lancé par le Dr Serge Stoléru (Inserm), a dû être arrêté faute d'un nombre suffisant de participants.
Pourtant, "l'effet obtenu était extrêmement encourageant", a-t-il indiqué à l'AFP, tout en souhaitant la création d'un centre de recherche et de soins consacré aux délinquants sexuels.
"L'administration de ces traitements ne peut se faire en dehors du consentement du patient", rappelle ce chercheur.