Partager l'article ! Fixer le prix du lait: un casse-tête au cœur du conflit producteurs-industriels: Depuis plusieurs mois, producteurs, industriels et coopéra ...
|
Le site de Philippe Le Roux Délégué de la Circonscription de Guingamp Circonscription de Guingamp - Bégard - Belle-Isle-en-Terre - Bourbriac - Callac - Gouarec - Guingamp - Lanvollon - Maël-Carhaix - Plestin-les-Grèves - Plouagat -Plouaret - Rostrenen - Saint-Nicolas-du-Pélem )
|
Contact Circonscription:
Tél : 01 40 76 61 23
Fax : 01 40 76 61 75
Permanence Départementale:
Adresse : 8, Boulevard Sévigné
22 000 - SAINT-BRIEUC
Tél : 02.96.61.32.41
Fax :
02.96.61.19.57
Permanence ouverte tous les
jours
de 10h00 à 12h00 et de 14h30 à 17H00
|
Délégué de la Circonscription : |
|
|
|
Membres du Conseil National : |
|
|
|
|
|
Portes Parole : |
|
|
|
Membres du Comité de Circonscription : |
|
|
|
|
|
|
Depuis plusieurs mois, producteurs, industriels et coopératives cherchent en vain un nouveau moyen de fixer les prix du lait après la décision des pouvoirs publics de mettre fin brusquement à l'ancien système, fragilisant une filière déjà touchée par la crise.
Jusqu'en mai 2008, ce prix était fixé à la suite d'une négociation chaque trimestre au sein du centre national interprofessionnel de l'économie laitière, qui rassemble producteurs, industriels et coopératives.
Cette négociation débouchait sur une "recommandation nationale" fondée sur une combinaison d'indicateurs, comme les prix des "produits industriels" (beurre, lait en poudre) obéissant à des cours mondiaux ou encore ceux des produits de grande consommation.
Cette concertation pouvait également donner lieu à des "ajustements" prenant en compte d'autres données, comme les coûts de production des éleveurs.
Mais ce système a dû cesser après une injonction en mai 2008 de la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour entrave à la concurrence. Une décision d'autant plus brutale qu'aucune procédure de remplacement n'avait été mise sur pied.
Selon les professionnels, les pouvoirs publics voulaient ainsi faciliter une baisse des prix du lait et des produits laitiers, dans un contexte de crise économique et de recul du pouvoir d'achat du consommateur.
La décision de la DGCCRF a d'autant plus déstabilisé la filière qu'elle est intervenue au plus mauvais moment, quand les marchés de matières premières agricoles et énergétiques connaissaient une volatilité sans précédent.
Après une période d'euphorie avec une production en baisse et une demande en forte hausse grâce aux pays émergents, les cours mondiaux du lait se sont en effet effondrés à l'été 2008, en quelques mois à peine. Parallèlement, la consommation est devenue atone.
Pour donner le temps à la filière de concocter un nouveau système de fixation des prix, le gouvernement avait décidé qu'il n'entrerait en vigueur que le 1er avril.
Peine perdue. Les producteurs ont fait état d'un "échec total" des négociations, laissant la porte ouverte aux industriels et coopératives qui ont fixé eux-mêmes le prix du lait... à la baisse, comme ils le réclamaient depuis des mois.