Partager l'article ! Sabotages SNCF: de nombreux éléments contre Julien Coupat: Les enquêteurs disposent d'éléments à charge pour démontrer l'implicatio ...
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Les
enquêteurs disposent d'éléments à charge pour démontrer l'implication dans des sabotages de lignes TGV de Julien Coupat, qui a du être remis en liberté jeudi après six mois de
détention.
Le parquet antiterroriste avait ouvert dès avril 2008 une enquête préliminaire sur les agissements présumés de Coupat et de certains de ses proches.
Fiché depuis 1998 par les Renseignements généraux pour sa participation à des manifestations extrèmement violentes, Coupat avait plus particulièrement attiré l'attention des policiers français après un voyage effectué aux Etats-Unis au cours duquel il avait notamment participé avec sa compagne, Yldune Levy, à une manifestation devant un centre de recrutement de l'armée à New York.
Interpellé et mis en examen avec huit autres personnes en novembre 2008 quelques jours après des sabotages de lignes TGV, il est soupçonné d'avoir saboté dans la nuit du 7 au 8 novembre une ligne du TGV-Est sur la commune de Duisy (Seine-et-Marne). Il s'agissait d'un des quatre actes de sabotage commis à cette période dans plusieurs départements et revendiqués par un communiqué posté d'Allemagne.
Cette nuit-là, il avait été suivi avec Yldune Levy par des policiers jusqu'à proximité de cette ligne et avait été surpris en train de jeter une lampe frontale et des horaires SNCF. Les deux mis en examen expliquent leur présence par le souhait de "trouver un peu d'intimité".
De même, un rapport de synthèse de la sous-direction antiterroriste (Sdat) souligne que Coupat se trouvait en Lorraine lorsqu'une dégradation similaire a visé la ligne Paris-Strasbourg le 26 octobre à Vigny (Moselle).
Les enquêteurs retiennent aussi un texte attribué à Coupat, "L'insurrection qui vient", en vente libre. Ce texte légitime les attaques contre le réseau ferré.
Les résultats de l'expertise de son ordinateur n'ont toujours pas été communiqués. Celle réalisée sur celui d'Yldune Levy avait permis aux enquêteurs de mettre la main sur un manuel d'une soixantaine de pages de fabrication d'engin explosif téléchargé depuis une clé USB.
De même, des liens entre Coupat et des autonomistes allemands, qui ont déjà utilisé des crochets similaires à ceux utilisés en France pour saboter des lignes ferroviaires, sont en cours d'investigation.