Partager l'article ! Crise financière : premier sommet mondial en novembre: Nicolas Sarkozy, George W. Bush et José Manuel Barroso vont convier les grands dirig ...
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Nicolas
Sarkozy, George W. Bush et José Manuel Barroso vont convier les grands dirigeants internationaux à une série de sommets, qui débutera en novembre aux Etats-Unis, pour prévenir les risques
d'une nouvelle crise financière.
Selon un communiqué publié cette nuit par la Maison Blanche, les présidents américain et français, George W. Bush et Nicolas Sarkozy, ainsi que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, sont convenus à Camp David d’approcher les autres dirigeants internationaux la semaine prochaine "avec l’idée de commencer une série de sommets pour répondre aux difficultés auxquelles est confrontée l’économie mondiale".
Le premier sommet aurait lieu aux Etats-Unis, a priori à New-York - là où la crise à commencé - "peu après les élections américaines" du 4 novembre. Organisé au niveau des chefs de gouvernement, il devrait énoncer les principes des réformes du système financier mondial jugées nécessaires pour éviter que la crise actuelle ne se reproduise. Les suivants serviraient à appliquer les mesures décidées.
A l'occasion de déclarations conjointes devant la presse, Nicolas Sarkozy, dont la France exerce la présidence tournante de l'Union européenne, avait à nouveau affirmé l'urgence d'une conférence internationale.
"Pourquoi il faut aller vite ? Il faut aller vite parce qu'il faut rapidement stabiliser les marchés et trouver des réponses et il ne faut surtout pas que, le jour où le calme sera revenu, les mêmes refassent, dans les mêmes conditions, ce qu'ils ont fait avant", a lancé M. Sarkozy, dénonçant les fonds d'arbitrage et les paradis fiscaux.
Vers une sorte de nouveau Bretton Woods
Les déclarations de Camp David ne semblent pas répondre, cependant, à la question sur l'ampleur d'une réforme. Les Européens veulent une réforme réelle et complète, une sorte de nouveau Bretton Woods, du nom des accords qui gouvernent depuis 1944 la finance internationale. Ils proposent une forme de supervision mondiale des marchés, qui pourrait échoir au Fonds monétaire international.
Si le président français a proposé de construire "le capitalisme de l'avenir", Georges W. Bush a répété qu'il était "essentiel que nous préservions les fondements du capitalisme démocratique".
Nicolas Sarkozy a reconnu que M. Bush avait "raison de dire que la remise en cause de l'économie de marché serait une catastrophe (...) Mais on ne peut pas non plus continuer avec les mêmes causes qui produiront les mêmes effets. L'économie de marché a besoin de règles", a-t-il conclu.