Partager l'article ! Obama accepte la nomination démocrate et défend la promesse américaine: Barack Obama, le premier Noir à avoir une chance d'être élu présid ...
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Barack Obama, le premier Noir à avoir une chance d'être élu président des Etats-Unis, a formellement accepté jeudi soir la nomination démocrate devant 75.000 de ses
partisans ivres de joie à qui il a juré de défendre "la promesse américaine".
Le candidat démocrate à la Maison Blanche, visiblement ému mais souriant, a fait son apparition jeudi soir sur la scène d'un stade géant de Denver (Colorado, ouest) peu après 20H00 (02H00 GMT vendredi).
"Merci, merci, merci", a dit à maintes reprises le candidat démocrate à la foule qui l'a acclamé pendant plusieurs minutes, criant "oui nous pouvons", son slogan de campagne.
"Avec une profonde gratitude et une grande humilité, j'accepte votre nomination pour la présidence des Etats-Unis", a dit M. Obama, provoquant une nouvelle clameur qui s'est entendue à au moins deux kilomètres du stade.
M. Obama a rendu hommage dès le début de son discours à l'ancien président Bill Clinton et à sa femme Hillary qui "est une inspiration pour mes filles et les vôtres".
Plaidant pour la solidarité entre ses compatriotes, il a évoqué la nécessité de restaurer ce qu'il a appelé "la promesse américaine: l'idée que nous sommes responsables de nous-mêmes mais aussi que nous tombons et nous relevons comme un seul pays".
Le candidat démocrate, qui affrontera le républicain John McCain le 4 novembre, s'est montré également offensif contre son adversaire.
"Je ne pense pas que le sénateur McCain se moque de ce qui se passe dans la vie des Américains. Je pense simplement qu'il ne le sait pas. Autrement, pourquoi définirait-il la classe moyenne comme (ceux) qui gagneraient moins de 5 millions de dollars par an", a-t-il dit.
"Ce n'est pas parce que John McCain s'en moque. C'est parce que John McCain ne comprend pas", a ajouté M. Obama.
Ses partisans ont interrompu son discours à de nombreuses reprises, reprenant le slogan de la campagne du candidat, en agitant des drapeaux américains et des panneaux portant son nom.
"En tant que commandant en chef, je n'hésiterai jamais à défendre ce pays, mais j'enverrai nos soldats risquer leur vie seulement pour une mission claire et avec l'engagement sacré qu'ils auront tout l'équipement nécessaire pour combattre et qu'ils bénéficieront des soins et des aides qu'ils méritent quand ils rentreront", a dit M. Obama.
Les Etats-Unis sont à "un moment unique" de leur histoire, a-t-il assuré.
"Nous sommes à un de ces moments uniques, un moment où notre nation est en guerre, notre économie dans la tourmente et le rêve américain est à nouveau menacé", a-t-il dit, un drapeau américain à la boutonnière.
C'est le rêve américain "qui a toujours fait de ce pays un pays pas comme les autres". "Si on travaille dur et que l'on fait des sacrifices, chacun d'entre nous peut atteindre son rêve et au-delà se rassembler dans la grande famille américaine pour s'assurer que la prochaine génération pourra à son tour poursuivre ce rêve", a-t-il ajouté.
"C'est pourquoi je suis là ce soir. Parce que depuis 232 ans (l'indépendance des Etats-Unis, ndlr) à chaque fois que ce rêve a été menacé, des hommes et des femmes ordinaires, des étudiants et des soldats, des paysans et des enseignants, des infirmières et des balayeurs ont trouvé le courage de maintenir ce rêve en vie", a poursuivi M. Obama.
L'équipe de son rival John McCain a affirmé que le sénateur de l'Arizona n'annoncerait pas le nom de son colistier jeudi.
Il faut remonter à 1960 pour retrouver un candidat s'adressant à la nation américaine depuis un stade plutôt qu'un palais des congrès: John Kennedy, un homme à qui Barack Obama est souvent comparé.
Ce jeudi marquait le 45e anniversaire du célèbre discours du prix Nobel de la Paix: "j'ai fait un rêve" et le fils du champion de la cause des droits civiques, Martin Luther King III, a affirmé que son père serait "fier" de M. Obama.