Partager l'article ! Sarkozy : "Ce n'est pas à la Chine de fixer mes rendez-vous": Le président français Nicolas Sarkozy a rejeté jeudi les pressions de Pékin ...
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Le président français Nicolas Sarkozy a rejeté jeudi les pressions de Pékin pour qu'il ne rencontre pas le dalaï lama, affirmant que "ce n'est pas à la Chine de fixer (son) agenda ni (ses) rendez vous".
"Il y a des choses que la Chine ne doit pas dire aux pays européens et notamment à la France" parce qu'ils "doivent être respectés au même égard que la Chine", a-t-il estimé devant le Parlement européen, en allusion à l'opposition de Pékin à toute rencontre entre Nicolas Sarkozy et le chef spirituel des Tibétains.
"Ce n'est pas à la Chine de fixer mon agenda et mes rendez-vous", a-t-il précisé.
La veille, l'ambassadeur de Chine à Paris, Kong Quan, avait été convoqué au ministère français des Affaires étrangères après avoir averti qu'une rencontre entre M. Sarkozy et le dalaï lama, attendu en France du 12 au 23 août, aurait des "conséquences graves" sur des relations franco-chinoises, encore fragilisées par le fiasco du passage de la flamme olympique à Paris, lié à la crise du Tibet.
Au chef du groupe parlementaire libéral Graham Watson qui lui avait demandé de "jouer collectif" en ne se rendant pas au nom de la présidence française de l'Union européenne à Pékin, M. Sarkozy a réaffirmé à Strasbourg avoir "reçu de tous les pays membres un accord" pour s'y rendre.
"A l'heure où je parle, treize seront représentés" à cette cérémonie, a-t-il ajouté.
"C'est une honte, c'est minable d'aller à l'ouverture des Jeux Olympiques", a tonné le coprésident des Verts, Daniel Cohn-Bendit, très ému, en soulignant que Nicolas Sarkozy avait "une occasion en or" de dire : "Je ne participerai pas à la mascarade du Parti communiste chinois".
"La France nous a donné les droits de l'Homme, maintenant la France doit être au premier plan dans leur défense, chez nous mais aussi à l'étranger en utilisant l'Union pour la Méditerranée et en condamnant les atteintes de la Chine envers les dissidents", avait ajouté pour sa part Graham Watson.
"Chacun a le droit d'avoir un regard sur la meilleure façon" de défendre les droits de l'Homme, leur a répondu le président français, tout en estimant que "ce n'est pas par l'humiliation de la Chine que l'on fera progresser la question des Droits de l'Homme".
Soulignant qu'il entendait "y aller, et parler des droits de l'Homme, et les défendre", M. Sarkozy a précisé qu'il ne pensait "pas qu'on puisse boycotter un quart de l'humanité".
Avant l'intervention du président français devant la séance plénière, les députés européens avaient adopté une résolution très modérée des socialistes et des conservateurs qui, tout en déplorant la situation toujours "préoccupante" en Chine, évite d'aborder la question d'un boycott de la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques.