Dans le cadre de l’héritage de l’action des gouvernements Raffarin et Villepin avec la création nette de 200 000 emplois en 2006, l’Institut indépendant COE Rexecode attribue, sans conteste aucun, la palme de la création d’emplois au programme de Nicolas Sarkozy.
Même si l’Institut prend des précautions de style, les chiffres de la projection de création d’emplois sont éloquents : seul le programme de Nicolas Sarkozy créerait des emplois : celui de Mme Royal en détruirait 80 000 et celui de Monsieur Bayrou en détruirait 60 000 alors que celui de Nicolas Sarkozy en créerait environ 180 000 (tous ces chiffres sont annuels). La différence n’est pas mince : 240 000 emplois par an en faveur du programme Sarkozy !
Si le score de Mme Royal n’est pas étonnant puisque les socialistes n’ont toujours pas compris que les 35H ont détruit, et continue de détruire, beaucoup d’emplois, le score de M. Bayrou peut s’embler plus étonnant. L’Institut l’explique par « le programme mi-chèvre mi-chou » de F. Bayrou. En effet celui-ci promeut en fait deux mesures que l’on pourraient classer à droite et deux autres que l’on pourraient classer à gauche, comme cela il y en a pour tout le monde. Le score final n’est pas nul car une de ces mesures à un coût prohibitif et pèserait donc sur l’emploi à moyen terme.
Mais cette analyse met bien en exergue le miroir aux alouettes que représente le programme de François Bayrou. Pour plaire au plus grand nombre, François Bayrou zigzague entre des propositions aux effets contradictoires, ce qui revient exactement au même que le programme qu’avait Lionel Jospin : Ne rien faire pour ne pas déplaire …
Pierre Journé



