Comme sur tous les sujets, le Parti socialiste dresse un portrait apocalyptique de notre système de santé osant toutes les caricatures.
La France serait devenue un pays dans lequel les gens ne sont plus soignés faute de médecins : nous n’avons jamais eu autant de médecins par habitant.
Les soins ne sont plus remboursés : la couverture moyenne par l'assurance maladie (76%) est l'une des plus élevée du monde et si l’on ajoute la part prise en charge par les complémentaires, c'est 91% des dépenses de santé qui sont couvertes. Aucun pays au monde n'y parvient !
Les Français renoncent aux soins faute de moyen : c’est une réalité que le Gouvernement combat activement en relevant le plafond de ressources de l’aide à la complémentaire santé pour 1 million de bénéficiaires, en exonérant les plus modestes des franchises médicales ou en permettant aux jeunes de bénéficier de visites médicales gratuites.
Les déserts médicaux progressent partout en France : grâce aux Maisons de santé, aux contrats d’engagement de service public, aux primes à l’installation, la tendance est en train de s’inverser et en un an, il y a eu plus d'installations que de départs en retraite dans les zones sous-denses.
Devant la description d’une réalité si noire, on ne peut que s’étonner de la légèreté des propositions du candidat socialiste, qui oscillent entre incantations et reformulations de ce qui existe déjà.
Par Philippe LE ROUX - Délégué de Circonscription - Publié dans : Action présidentielle et gouvernementale



