Après que François Fillon a dit son intention de garder le cap des "réformes de structures", j'estime que l'accélération des réformes est la seule méthode qui vaille face à la crise internationale.
Que la crise soit là, c'est incontestable. Qu'elle soit internationale, c'est incontestable. Que la France s'en sorte comme la moyenne des pays européens et même mieux que l'Allemagne, c'est également incontestable.
L'accélération des réformes est la seule méthode qui vaille pour nous permettre de rattraper le retard accumulé par les années socialistes et d'accrocher mieux que les autres la croissance mondiale lorsqu'elle sera au rendez-vous.
L'économie c'est comme la voile : s'il n'y a pas de vent, on ne peut pas avancer vite, alors il faut tout faire pour l'accrocher mieux que ses concurrents.
La situation est sous contrôle et nous pouvons saluer un gouvernement qui travaille sans relâche depuis 15 mois et qui, au cœur de l'été, se réunit pour prendre la mesure de la crise.
On peut se féliciter en particulier de la détermination de la France à poser la question des taux directeurs de la BCE.
La gauche voudrait se servir de la loi TEPA (travail, emploi et pouvoir d'achat) comme d'un bouc-émissaire.
Elle oublie qu'une des dispositions majeures, la déduction des intérêts d'emprunts sur l'acquisition de la résidence principale, est particulièrement salutaire à un moment où le secteur de la construction entre dans une phase de difficultés en France et en Europe.
Depuis juin 2007, des réformes décisives, qui ne peuvent avoir d'effets que dans le temps, ont été votées, et d'autres sont en cours, notamment la réforme des 35H.
La gauche qui pleure aujourd'hui serait bien avisée de faire son examen de conscience. Quant à nous, à l'UMP, nous soutenons la politique du gouvernement : réformer plus, pour dépenser mieux.
Par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonsription - Publié dans : Edito



