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Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /2010 11:53

Guingamp

Politique. Éric Woerth absent du café politique de l'UMP

6 septembre 2010

Les militants UMP de l'arrondissement de Guingamp ont du savoir-vivre. Quand ils se retrouvent pour un café politique de rentrée, comme samedi au Bar des sports, ils évitent de parler des sujets qui fâchent.110-09-04---Le-Telegramme---Cafe-Politique-a-Guingamp.jpg

L'affaire Woerth? L'expulsion des Roms? Samedi midi, en se retrouvant à l'étage du Bar des sports, les 25 militants et sympathisants UMP, réunis par Philippe Le Roux, délégué de circonscription, avaient visiblement décidé de prendre de la hauteur. En cette rentrée politique, où il était pourtant question de recueillir des points de vue et d'aborder les sujets chauds du moment, point d'épanchement de la base sur les dossiers qui secouent la majorité. «Les gens ne sont pas dupes», justifie, avant la réunion, Philippe Le Roux comme pour mieux expliquer que ce ne sera ni le lieu ni l'endroit pour collecter d'éventuels états d'âmes par rapport aux «affaires». Pour l'animateur, ancien journaliste à Radio-France qui dit bien connaître le système, les révélations entourant le ministre du Budget ne seraient rien moins «qu'orchestrées de façon exemplaire par certaines officines et certains groupes de presse».

Les médias pointés du doigt

Des organes, selon lui, à la solde de la gauche, prompts à «traîner un homme dans la boue» au mépris du plus élémentaire respect des personnes et des lois. Bref, une vaste campagne de déstabilisation, «très éloignée des préoccupations des militants au plan local. La vie quotidienne des gens, ce n'est pas Éric Woerth ou Liliane Bettencourt», résume Philippe Le Roux qui, aux côtés de la conseillère régionale Valérie Garcia, appelle à débattre des «vrais sujets», dont la réforme des retraites. Dans la salle, où la conversation s'amorce, on entame finalement la causerie sur le thème de la pêche en baie de Saint-Brieuc et du danger que représentent les crépidules. On poursuit sur l'école et la semaine de quatre jours - «une catastrophe» - et puis, tout à coup, un militant invite à un minimum de rébellion face aux journalistes faisant de la «désinformation».

Appel à la mobilisation

Enfin un mot sur le ministre du Budget pris dans la tourmente médiatique? Enfin un appel à soutien de la base? Non. Ce qui écorche le militant, c'est le traitement offert sur les ondes «aux soi-disant pauvres profs sans expérience que l'on enverrait se faire massacrer devant leurs élèves». Pour l'intervenant, tout ça ne serait que mensonges car les professeurs seraient «aujourd'hui mieux formés. Avant, ils avaient une licence, maintenant ils ont un master. Je suis agacé qu'on ne réagisse pas!» Réagir. Jonathan Gainche, délégué national des Jeunes de l'UMP et membre du cabinet de Nadine Morano abonde, appelant à resserrer les rangs et à «communiquer de manière plus agressive». Dans la foulée, Xavier Lec'hvien, président départemental de l'UMP, glisse sur les 35heures, sources de bien des maux selon lui, et, au bout d'une heure, on évoque les élections internes de cet automne où les futurs cadres du parti auront la charge de préparer cantonales et prochaine présidentielle. Moment choisi pour saluer un petit nouveau. Antoine Plassart, 19 ans, de Plédran, se présente. Le 15septembre, il deviendra responsable départemental des jeunes de l'UMP. D'ici là, une manif aura passé. Pas dit que la pression sera retombée.

 


Par Arnaud Morvan - Le Télégramme - Publié dans : UMP Guingamp - Partager    
Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 13:12

Au deuxième trimestre 2010, le taux de chômage dans la métropole est passé au sens du Bureau International du Travail (BIT) de 9,5% à 9,3% de la population active.

 

Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, s'est félicitée de ce repli du taux de chômage pour le deuxième trimestre consécutif. Selon les statistiques publiées, ce jeudi, par l'Insee, le taux de chômage au sens du Bureau International du Travail (BIT) a diminué à 9,3% au deuxième trimestre 2010 en métropole, après 9,5% au premier trimestre et 9,6% au quatrième trimestre 2009.

 

"Cette baisse est cohérente avec le retour à des créations nettes d'emplois depuis 6 mois". Christine Lagarde se dit également satisfaite de " la baisse du taux de chômage des seniors à 6,1% au 2ème trimestre, après 6,6% au premier trimestre".

 

Elle "estime que les évolutions récentes de l'emploi et du chômage (...) reflètent l'amorce progressive d'un cercle vertueux lié au retour de la croissance au deuxième trimestre".

 

La ministre et Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi, saluent cette nouvelle évolution favorable pour le marché du travail. Selon eux, cette dernière "prouve l'efficacité de la politique de la lutte contre le chômage menée par le Gouvernement pour amortir les effets de la crise et accélérer le retour à l'emploi".

 

Le 25 août dernier, pour le deuxième mois consécutif, le nombre de demandeurs d'emploi en recherche active d'emploi et n'exerçant aucune activité (catégorie A) avait été annoncée en recul. Cette baisse de 0,5% avait été annoncée comme la plus importante observée en France depuis février 2008.


Par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio - Publié dans : Action présidentielle et gouvernementale - Partager    
Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 08:54

 

Voici les grands chantiers du gouvernement pour la rentrée :

 

- REFORME DES RETRAITES : début de l'examen du projet de loi en séance publique, à l'Assemblée, le 7 septembre, jour où tous les syndicats appellent à faire grève et manifester.

 

- DEPENDANCE : sitôt achevée la réforme des retraites, Nicolas Sarkozy a promis de s'attaquer à celle de la dépendance touchant plus d'un million de personnes âgées. Le gouvernement promet que "la solidarité nationale continuera à jouer son rôle", sans exclure un recours à l'assurance privée, au grand dam de nombreux acteurs du secteur.

 

- SECU : le budget discuté à partir du 26 octobre à l'Assemblée comportera de nombreuses mesures d'économies. Le "trou" de la Sécu est estimé à 30 mds.

 

- IMMIGRATION : le principal chantier d'Eric Besson est le "projet de loi relatif à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité" qu'il présentera le 27 septembre à l'Assemblée avec deux amendements, sur le déchéance de la nationalité, sur l'attribution de la nationalité française aux enfants nés en France, immigrés de deuxième génération. M. Besson veut "revenir à l'état de droit qui prévalait jusqu'en 1998" avec déchéance possible pour les auteurs de crime passibles de plus de cinq ans de prison dans un délai de dix ans après l'acquisition de la nationalité. Il préconise d'étendre la déchéance aux tentatives de crime ou crimes contre les personnes investies d'une autorité publique.

Pour contrer l'immigration des Roms, Eric Besson veut aussi introduire des amendements "pour lutter contre l'abus de droit au court séjour".

 

- SECURITE : les nouvelles mesures sécuritaires (extension du port du bracelet électronique, peines planchers et peines incompressibles...) seront examinées au Sénat à partir du 7 septembre dans le cadre de la LOPPSI.

 

- ECONOMIE, BUDGET : Le projet de loi de finances (PLF) pour 2011 sera présenté en Conseil des ministres le 22 ou le 29 septembre avec un "coup de rabot" aux niches fiscales et aux dépenses publiques. Objectif: ramener le déficit public de 8% du Produit intérieur brut (PIB) à 6% l'an prochain.

 

- EDUCATION, ENSEIGNEMENT SUPERIEUR : Luc Chatel a lancé "un grand débat" sur les rythmes scolaires, notamment les vacances d'été.

Autre chantier: les "établissements de réinsertion scolaire" (ERS) pour "élèves perturbateurs", dont une dizaine vont être ouverts progressivement tout au long de l'année.

Valérie Pécresse mettra sur les rails les premiers projets du grand emprunt et accompagnera la troisième vague d'universités passant à l'autonomie: 24 nouvelles au 1er janvier.

 

- LOGEMENT : réforme des aides à l'accession à la propriété, prêt à taux zéro (PTZ) renforcé sans condition de ressources, "refondation" de l'hébergement des sans-abri ou mal logés.

 

- TRANSPORTS : autoroute de la Mer avec la mise en service à la mi-septembre de Nantes/Saint-Nazaire/Gijon (Espagne), achèvement de la réforme des ports maritimes, mise au point de la réforme des ports d'outre-mer; lancement des travaux de la LGV Est.

 

- INDUSTRIE : attribution des aides à la réindustrialisation, mise en place de l'observatoire du "Fabriqué en France".

 

- JUSTICE : le Sénat doit entériner en septembre l'interdiction du voile intégral dans les lieux publics. Préparation de la refonte du dispositif régissant les garde à vue, abrogé par le Conseil constitutionnel à compter du 1er juillet 2011. Réforme de l'aide juridictionnelle.

 

- COLLECTIVITES LOCALES : la réforme controversée revient en deuxième lecture à l'Assemblée après avoir été mise en pièces par le Sénat.


Par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio - Publié dans : Action présidentielle et gouvernementale - Partager    
Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 08:38

 ca_carte_zones_vacances.pngVoici le calendrier scolaire pour l'année 2010-2011:

 

La zone A comprend les académies de Caen, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon, Montpellier, Nancy-Metz, Nantes, Rennes et Toulouse.

La zone B: Aix-Marseille, Amiens, Besançon, Dijon, Lille, Limoges, Nice, Orléans-Tours, Poitiers, Reims, Rouen et Strasbourg.

La zone C: Paris, Créteil, Versailles, Bordeaux.

 

·         Rentrée des professeurs: mercredi 1er septembre

·         Rentrée des élèves: jeudi 2 septembre

·         Toussaint: du samedi 23 octobre au jeudi 4 novembre

·         Noël: du samedi 18 décembre au lundi 3 janvier

·         Hiver:

-  zone A: du samedi 26 février au lundi 14 mars

-  zone B: du samedi 19 février au lundi 7 mars

-  zone C: du samedi 12 février au lundi 28 février

·         Printemps :

- zone A: du samedi 23 avril au lundi 9 mai

- zone B: du samedi 16 avril au lundi 2 mai

- zone C: du samedi 9 avril au mardi 26 avril

·         Début des vacances d'été: le samedi 2 juillet


Par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio - Publié dans : Point de Repère - Partager    
Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /2010 09:52

 

Campus-2010.jpgSéminaire de travail sur les "valeurs des Français" lundi, campus d'été resserré le lendemain : l'UMP veut afficher une ambiance studieuse pour sa rentrée.

 

Sur fond de batailles internes au Parti Socialistes pour savoir qui sera candidat à l'élection Présidentielle, le séminaire à huis clos réunira l'état-major du parti et les cadres locaux (présidents des comités départementaux, secrétaires départementaux) à Port-Marly pour plancher sur le débat d'idées dans la perspective de la présidentielle de 2012.

 

L'UMP lancera en effet dès cet automne une série de conventions thématiques, sous la houlette de Nathalie Kosciusko-Morizet et de Laurent Wauquiez, pour enrichir le programme de son candidat dans un an et demi.

 

Lors de ce séminaire centré sur les "valeurs des Français", les dirigeants et cadres du parti assisteront à des interventions des politologues Pascal Perrineau et Pierre Bréchon, ainsi que de l'historien Michel Winock.

 

Le lendemain du séminaire, Port-Marly accueillera le "Campus des jeunes populaires", resserré sur une seule journée, centré sur la formation des militants, et avec peu d'interventions de vedettes politiques à la tribune. Cette modestie affichée vise à coller à l'ambiance de crise économique.

 

L'université d'été sera clôturée par l'intervention de Benjamin Lancar, réélu il y a une semaine à la tête des jeunes UMP, puis par Xavier Bertrand et François Fillon.

 

Lundi, un bureau politique est également prévu pour élire un successeur à Eric Woerth au poste de trésorier de l'UMP, qu'il occupait depuis 2002.


Par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio - Publié dans : UMP - Partager    
Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /2010 08:01

Dix-sept ans après le lancement du processus de paix israélo-palestinien à Oslo, les positions de départ des deux parties demeurent très éloignées bien que les contours d'un accord de paix soient largement connus.

 

1) CREATION D'UN ETAT PALESTINIEN ET SES POUVOIRS:

Les Palestiniens veulent proclamer un Etat souverain sur l'ensemble des territoires palestiniens occupés par Israël en juin 1967: Jérusalem-Est, toute la Cisjordanie et la bande de Gaza.

Israël réclame la démilitarisation de cet Etat, le contrôle de son espace aérien et de ses frontières extérieures.

 

2) TRACE DES FRONTIERES DE L'ETAT PALESTINIEN, SORT DES COLONIES:

Les Palestiniens exigent un retrait israélien de tous les territoires occupés depuis 1967, mais sont disposés à accepter des modifications frontalières mineures sur la base d'échanges de territoires équivalents avec Israël.

Israël exclut catégoriquement un retour aux frontières d'avant 1967 mais est prêt à des retraits en Cisjordanie. Il entend annexer les blocs d'implantations où vivent la grande majorité des 300.000 colons juifs, hors Jérusalem-Est.

Les Palestiniens exigent le gel de la colonisation, qui compromet la continuité territoriale du futur Etat. Ils ont prévenu qu'une reprise des activités de colonisation signerait la fin des pourparlers.

 

3) STATUT DE JERUSALEM:

Israël considère Jérusalem, y compris sa partie orientale, comme sa capitale "indivisible et éternelle".

L'Autorité palestinienne veut faire de Jérusalem-Est, dont l'annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale et où vivent 260.000 Palestiniens et plus de 200.000 Israéliens, la capitale de son Etat.

Israël insiste pour garder le contrôle du "Bassin sacré" comprenant la Vieille ville, site de certains des principaux lieux saints des trois monothéismes (islam, judaïsme et christianisme). Les Palestiniens s'y opposent catégoriquement.

 

4) SORT DES REFUGIES:

Il y a plus de quatre millions de réfugiés palestiniens, en grande majorité des descendants des quelque 700.000 Palestiniens ayant fui ou été chassés de leur terre à la création de l'Etat d'Israël en 1948.

Les Palestiniens exigent qu'Israël reconnaisse un droit au retour des réfugiés dans ses frontières, conformément à la résolution 194 de l'Assemblée générale de l'ONU.

En pratique, les négociateurs palestiniens ont surtout insisté sur la reconnaissance de principe de ce droit plutôt que sur son application qui dépendrait en fait d'Israël.

Israël refuse catégoriquement l'application de ce "droit au retour". Le Premier ministre Benjamin Netanyahu veut que les Palestiniens reconnaissent Israël "comme l'Etat du peuple juif" afin, selon lui, de garantir que la question des réfugiés sera résolue dans le cadre du futur Etat palestinien.

 

5) CONTROLE DES RESSOURCES EN EAU:

Israël se réserve une grande partie des nappes phréatiques dans le sous-sol de la Cisjordanie. Les Palestiniens réclament un partage équitable.


Par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio - Publié dans : International - Partager    
Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /2010 08:03

Numerique.jpgLa France est en retard par rapport à ses voisins dans le domaine du numérique à l'école, relevait en février un rapport du député Jean-Michel Fourgous (UMP).

Ce retard ne se situe pas tant au niveau de son équipement, qu'au niveau "des usages des outils numériques", selon l'élu et maire d'Elancourt (Yvelines). Si la France se place au huitième rang européen pour l'équipement des établissements en technologies de l'information et de la communication (Tic), "elle ne se classe qu'au 24e rang sur 27, pour l'usage qui en est fait".

Selon les chiffres cités dans le rapport (s'appuyant sur différentes sources, notamment ministérielles), la France compte 12,5 ordinateurs pour 100 élèves, très loin derrière le Danemark (25 ordinateurs pour 100 élèves en primaire et 50 dans le secondaire) ou le Royaume-Uni (17 ordinateurs pour 100 élèves dans les écoles et 33 dans les établissements secondaires).

La France a 75% de ses établissements connectés en haut débit, contre 90% pour la Finlande, 94% pour le Royaume-uni et 98% pour le Danemark.

L'Hexagone comptait, en 2009, 27.000 Tableaux numériques informatiques (TNI) (18.600 dans le secondaire et 8.400 dans le primaire), contre 450.000 au Royaume-Uni en 2008. Le taux moyen d'équipement des classes est de 7%, contre 14% en Finlande, 45% au Danemark, 78% au Royaume-Uni.

Les collèges et lycées français possèdent à 97% une salle informatique, mais son taux d'utilisation est "de l'ordre de 10%", notait M. Fourgous. L'âge moyen des ordinateurs est "supérieur à 7 ans et 35% du parc a plus de 4 ans", soit l'âge à partir duquel on considère les ordinateurs comme "obsolescents", ajoutait-il.

A la suite de ce rapport, qui préconisait 100% d'établissements connectés au haut débit et un "plan massif de formation des enseignants", le ministre de l'Education nationale Luc Chatel avait promis un "plan numérique très ambitieux" pour... avril 2010, une annonce restée lettre morte.

Des sources syndicales ont affirmé à l'AFP que le ministère était confronté à des difficultés budgétaires. Des nouveautés dans le domaine du numérique doivent être présentées mardi, au cours de la conférence de presse de rentrée de Luc Chatel, a-t-on assuré au ministère.

"Le débat pour savoir +qui paie+ existe" a affirmé M. Fourgous, ajoutant qu'il est "clair que la partie +équipement matériel+ du plan doit dépendre des collectivités territoriales".


Par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio - Publié dans : Point de Repère - Partager    
Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /2010 08:07

 

Alors que les rivalités n'ont pas tardé à se dessiner entre des candidats potentiels et putatifs aux primaires PS pour 2012, la machine du parti se met en marche pour l'organisation pratique de cette expérience inédite, qui ne s'annonce pas sans embûches.

Le sujet était au cœur samedi d'un atelier à l'université d'été du PS à La Rochelle, animée par Arnaud Montebourg, devant une salle comble d'élus et cadres PS chargés d'organiser ce scrutin dans un an.

La clé du succès de l'opération est le nombre de bureaux de vote installés, qui assurerait une large participation, relève M. Montebourg. Le Parti vise au minimum un bureau de vote par 5.000 électeurs.

La solution idéale serait que les citoyens prennent part au scrutin dans leur bureau de vote habituel, dit-il. Mais là commencent les difficultés, les mairies de droite pouvant refuser.

Toutefois, l'expérience pilote menée dans le Finistère montre que les maires de droite joueront le jeu de la démocratie pour ne pas froisser une partie de la population, dit un cadre de cette région.

Autre déconvenue, les bureaux de vote situés dans les écoles ne peuvent être mis à disposition, le Conseil d'Etat stipulant la "neutralité des écoles", rappelle M. Montebourg.

Autre casse-tête: se procurer auprès des préfectures les listes électorales. Tout citoyen inscrit sur ces listes peut prendre part aux primaires, moyennant un engagement écrit et un euro. Les préfets sont tenus, contre une somme modique, à remettre ces listes, dit M. Montebourg. Les étrangers militants du PS pourront également participer, dit-il.

Sujet délicat, où tout reste à déterminer: l'organisation de la campagne. Combien de meetings, de débats télévisés entre concurrents. Autre inconnue: le PS doit-il en déduire le coût du financement public de sa campagne de 2012.

Quid de la "sincérité" du vote, sujet tabou qu'évoquent des militants rappelant les "anciennes pratiques" du PS et son "amateurisme" en la matière. M. Montebourg promet "un contrôle déontologique solide". Une participation massive réduira les risques de fraude, estime-t-on au PS.

La droite viendra-t-elle perturber le scrutin socialiste? M. Montebourg teste l'hypothèse inverse avec son assistance et lui demande si elle est prête à signer une déclaration d'engagement et payer un euro pour participer à un scrutin UMP: seules quatre personnes lèvent la main…

Quel intérêt aurait un scrutin si le candidat désigné est un poids-lourd  qui a déjà l'onction des sympathisants - les noms de Dominique Strauss-Kahn et de Martine Aubry sont dans tous les esprits? "La primaire du PS, à mi-chemin entre une primaire compétitive à l'américaine- puisqu'on ne connaît pas le gagnant- et une primaire de légitimation à l'italienne" est utile pour favoriser la mobilisation en faveur du champion PS, répond Olivier Ferrand, du "think tank" Terra Nova.

Le calendrier retenu- candidatures en juin, vote en octobre- "ne bougera pas", affirme Montebourg.


Par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio - Publié dans : Point de Repère - Partager    
Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /2010 08:15

 

vergers-ardechois.jpgAbricots, cerises, pêches et nectarines, poires, pommes: les surfaces consacrées à la production de fruits continuent à diminuer en France, un recul dû aux difficultés des agriculteurs confrontés au virus de la sharka ou à la suite de la crise de 2009.

Avec quelque 196.800 hectares en 2009, la surface fruitière a décrû de 0,6% par rapport à 2008 et de 4,1% par rapport à la moyenne 2005-2007, selon les chiffres publiés par Interfel, l'interprofession des fruits et légumes.

Plusieurs grandes productions sont en repli. La pomme de table, première espèce cultivée en France, a vu en 2009 ses surfaces cultivées reculer de 3% sur 2009 et de 8% sur la moyenne 2005-2009.

Depuis 2000, le recul atteint même les 24%, selon les chiffres d'Agreste Conjoncture, une publication du ministère de l'Agriculture.

La production suit la même tendance. Elle devrait s'élever à 1,6 million de tonnes en 2010, en retrait de 5% sur 2009 et de 6% sur 2005-2009, selon les estimations du Service de la statistique et de la prospective (SSP) du Ministère de l'Agriculture.

La poire est aussi en net recul. La surface du verger a diminué de 2% sur 2009 et de 13% sur la période 2005-2009.

Début juillet, la production de poires de table était estimée à 173.100 tonnes, en baisse de 8% par rapport à 2009 et de 2% sur la moyenne 2005-2009.

La diminution de la surface du verger des pêches et nectarines s'est accélérée en 2010, de -6% par rapport à 2009 et de -13% sur les cinq dernières années. A l'origine de cette chute, deux facteurs: les difficultés de la campagne 2009 et les arrachages liés au virus de la sharka.

Estimée à 320.000 tonnes, la production des pêches et nectarines, principaux fruits consommés par les Français en été, a suivi la même courbe avec une baisse de 8% sur 2009 et de 10% sur la moyenne 2005-2009.

Les surfaces consacrées à l'abricot sont aussi en recul, de -4% par rapport à 2009. Avec 125.000 tonnes, la production est en retrait de -34% par rapport à la récolte abondante de 2009 qui avait été une année exceptionnelle.

La cerise n'est pas non plus épargnée. Les surfaces enregistrent une nouvelle baisse de 2% sur 2009 et de 11% par rapport à 2005-2009. Début juillet, la production de cerises était estimée à 44.300 tonnes, inférieure de 17% à la production abondante de 2009.


Par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio - Publié dans : Point de Repère - Partager    
Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /2010 08:08

npaLe NPA est toujours divisé autour de la question du voile islamique après la polémique autour d'une candidate portant le foulard aux régionales de mars qui a ébranlé ce parti à la tradition trotskiste, laïque et féministe.

"C'est tendu des deux côtés, c'est normal mais ça c'est calmé", relativise Alain Krivine. Le fondateur de la LCR, devenue NPA (Nouveau parti anticapitaliste) en février 2009, reconnaît tout de même que "ça divise tout le monde". Il faut dire que la candidature d'Ilham Moussaïd en Provence-Alpes-Côte d'Azur avait été imposée par le comité local du Vaucluse, sans l'accord de la direction nationale.

Lors d'un débat "religions : opium ou soupir ?" sous le chapiteau Louise Michel au premier jour de l'université d'été du NPA à Port-Leucate, les militants se sont opposés, entre partisans d'une laïcité stricte et ceux pour qui la lutte anti-raciste doit primer sur la lutte féministe.

Lors du prochain congrès (11-14 novembre) qui pourrait trancher la question, "trois positions seront représentées", explique Ingrid Hayes, membre de la direction qui participe samedi, au dernier jour de débats, à un atelier "religion, laïcité, féminisme, émancipation".

Ceux pour qui la candidature d'Ilham ne pose pas problème mais qui regrettent la manière dont ça s'est passé, ceux qui sont contre et ceux qui pensent que "le problème n'est pas l'Islam ni la religion mais le féminisme". "La question n'est pas d'être anti-voile mais de rappeler le sens que ça prend au-delà d'un cas individuel", argue Mme Hayes.

Certains au NPA souhaitent que les femmes voilées aient leur place comme militantes au sein du parti mais ne puissent pas être candidates aux élections. "Tous les militants doivent avoir les mêmes droits", rétorque Mme Hayes, mais "quand il s'agit de représentation publique, c'est compliqué avec le foulard", reconnaît-elle.

Dans un parti qui lorgne l'électorat des quartiers populaires et qui dispose de comités locaux bien implantés, notamment dans les quartiers nord de Marseille, ceux de Grenoble, Avignon ou en Seine-Saint-Denis, "la décision peut être aussi de ne pas en prendre", estime Pierre-François Grond, également membre du comité exécutif du NPA.

Mme Hayes, elle, ne veut "pas sortir du congrès avec une décision mi-figue, mi-raisin".


Par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio - Publié dans : Point de Repère - Partager    
Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /2010 08:16

 

Albi.jpgAlbi était déjà une destination très prisée, mais la récente inscription de la Cité épiscopale au patrimoine mondial de l'Humanité a encore donné un coup de fouet au tourisme dans la "ville rouge".

Même si Albi reçoit toujours "énormément de monde" l'été, on fait à présent "la queue jusque dans le couloir" de l'office du tourisme, dit Caroline Tournier, qui y travaille comme "conseillère en séjours". Et il y a de bonnes raisons de penser que la fréquentation bat des records, dit-elle.

Du 1er au 20 août, donc immédiatement après l'obtention du label Unesco le 31 juillet, l'office a vu passer 57.619 personnes, soit 16.000 de plus (39%) que l'an passé (41.550).

Le musée Toulouse-Lautrec a vu ses entrées bondir de 36%, dit-on à la mairie. Quant à la cathédrale Sainte-Cécile, plus de 85.000 personnes l'avaient visitée du 1er au 15 août, contre 120.000 pour tout le mois d'août 2009.

Selon Mme Tournier, quand l'affluence laisse le temps de discuter avec les touristes, il n'est pas rare de les entendre dire: "On était à Carcassonne ou à Perpignan. On a vu des images à la télé, on en a entendu parler à la radio, et on a décidé de faire le détour".

Du coup, "on se rend compte que c'est très difficile certains soirs de trouver une chambre", a-t-elle remarqué.

"Au-delà de l'augmentation objectivement très forte du tourisme, le plus important est à venir demain", souligne le maire, Philippe Bonnecarrère (DVD), décidé à bâtir "une stratégie globale d'attractivité" de la zone d'Albi pour tous les secteurs d'activité, dont "le tourisme n'est qu'un volet parmi d'autres".

L'inscription au patrimoine mondial, a-t-il ajouté, devrait permettre à Albi (51.302 habitants) "d'exister à côté de Toulouse", qui joue actuellement "un "rôle d'aspirateur" pour les acteurs économiques tentés par la région Midi-Pyrénées.

La Cité épiscopale d'Albi rassemble la cathédrale Sainte-Cécile, église fortifiée en briques ocre apparentes construite entre 1282 et 1480, ainsi que le Palais de la Berbie, qui abrite le Musée Toulouse-Lautrec, l'église Saint-Salvi et son cloître, le Pont-vieux et plusieurs édifices classés monuments historiques.


Par Philippe LE ROUX - Délégué de la Circonscriptio - Publié dans : Point de Repère - Partager    
Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /2010 08:37

ofii.jpgL'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii), qui met en oeuvre la reconduite des Roms en Roumanie ou en Bulgarie, est l'opérateur de l'Etat chargé du retour volontaire des migrants dans leur pays mais aussi de l'intégration de ceux qui restent en France durant les cinq premières années de leur séjour.

Créé en 2009, l'Ofii a hérité de toutes les compétences de l'Agence nationale de l'accueil des étrangers et des migrations (ANAEM), à l'exclusion de l'emploi des Français à l'étranger, et d'une partie des missions de l'Agence pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE).

L'ANAEM avait succédé en 2007 à l'Office des migrations internationales (Omi) en récupérant en même temps les missions du Service social d'aide aux émigrants (SSAE, 1926). L'Omi avait remplacé en 1988 l'Office national de l'immigration (Oni), créé en 1946 pour l'accueil de la main d'oeuvre étrangère dont la France avait besoin pour sa reconstruction après la Seconde Guerre mondiale.

Outre l'intégration et le retour volontaire, l'Ofii a pour missions la gestion des procédures de l'immigration professionnelle et familiale, la lutte contre le travail illégal, la gestion du dispositif national d'accueil des demandeurs d'asile et celle des aides au retour et à la réinsertion participant au développement solidaire.

Aide au retour volontaire (ARV), Aide au retour humanitaire (ARH), aide à l'insertion, aide au retour sans aide financière (AR) sont les dispositifs qui existent en France pour le retour volontaire des étrangers dans leurs pays d'origine, mis en oeuvre par l'Ofii

L'Office a signé en 2009 près de 100.000 contrats d'accueil et d'intégration (CAI). Le 500.000e CAI a été solennellement signé en mars dernier avec un chercheur libanais.

L'Ofii dispose de 30 délégations en métropole et outre-mer et de huit représentations à l'étranger (Cameroun, Canada, Mali, Maroc, Roumanie, Sénégal, Tunisie et Turquie).

Son directeur, Jean Godfroid, est un ancien préfet, qui a aussi servi en tant que conseiller chargé du Plan de cohésion sociale auprès de Jean-Louis Borloo.


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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /2010 08:35

Elevage-Ovin.jpgLaminée depuis plus d'une quinzaine d'années, la production ovine relève la tête en France grâce à d'importants efforts financiers qui l'aident à se moderniser pour être plus compétitive.

Le coup de pouce décisif a été donné en février 2009 lorsque le ministre de l'Agriculture de l'époque, Michel Barnier, avait annoncé, dans le cadre du bilan de santé de la Politique agricole commune (PAC), une redistribution des aides européennes au profit de filières en difficulté, comme l'élevage ovin.

Cette réorientation s'est faite aux dépens des céréaliers, jusqu'alors principaux bénéficiaires de la PAC.

La production ovine pourra compter à partir de cette année sur un minimum de 125 millions d'euros d'aides par an auxquels s'ajouteront d'autres mesures financières dont le montant n'est pas encore connu.

"Depuis 20 ans, on a perdu plus de 3 millions de brebis pour atteindre désormais près de 6 millions de têtes", affirme Serge Préveraud, président de la Fédération nationale ovine (FNO).

Le nombre des exploitations élevant des ovins a chuté. En 2008, elles étaient moins de 60.000, une baisse de 70% par rapport à 1979. Leurs revenus figurent parmi les plus bas du monde agricole, avec une moyenne de 7.000 euros annuels en 2008.

Le déclin affecte le cheptel viande, la production de fromages permettant, au contraire, d'augmenter les brebis laitières.

La viande fait face à une forte concurrence. La majorité (60%) de ce qui est consommé en France est importée, de Grande-Bretagne (20%), d'Irlande (20%) et de Nouvelle-Zélande (20%), premier producteur mondial.

Le prix, payé au producteur français, a légèrement augmenté de 50 centimes le kilo en 2010, comparé à 2009, pour atteindre environ entre 5,3 euros et 5,4 euros le kilo, mais sans toutefois couvrir les coûts de production, selon M. Préveraud.

Ce dernier réclame une "augmentation des prix", ce qui permettrait aux éleveurs d'être "plus performants" techniquement. Il s'agirait par exemple, d'intensifier la productivité des élevages, comme accélérer les cycles de gestation des brebis.

Depuis le 1er juillet, les éleveurs doivent désormais identifier électroniquement les nouveaux agneaux. A l'instar des bovins, ils portent désormais une boucle à chaque oreille, permettant ainsi une meilleure traçabilité.

Les éleveurs se disent inquiets des prédateurs et notamment du loup, une espèce protégée. En 2009, 1.045 brebis ont été victimes du loup, pour un coût de 293.000 euros, selon des chiffres officiels.


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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /2010 08:33

Communications-mobiles.jpgLes tarifs des communications sur téléphone portable en France sont parmi les plus chers d'Europe depuis plusieurs années, selon des analystes et des études.

Alors que les abonnements internet sur "box" --combinant accès à l'internet, téléphonie fixe et télévision-- sont les moins chers au monde en France, avec nombre d'offres autour de 30 euros par mois, les analystes pointent une situation paradoxalement inverse pour le mobile.

"Cela fait cinq ans que le marché français est le marché du mobile le plus cher en Europe et il le demeure", résume Virginie Lazès, gérante associée de la banque Bryan Garnier et spécialiste des nouvelles technologies.

Plusieurs autres études lui donnent raison. La France est ainsi bien loin derrière le Danemark, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne ou l'Italie, selon une comparaison réalisée par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en 2008 et publiée en août 2009.

Le régulateur finlandais des télécoms, la Ficora, assignait également à la France --17e sur 20 pays étudiés-- une place de dernière de la classe européenne, dans une étude publiée en mai 2009.

Mais Didier Pouillot, analyste de l'Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe (Idate), tempère ces conclusions au motif qu'il est difficile de comparer les consommations sur mobile en France et dans d'autres pays.

Car le marché français est atypique. Environ 80% des clients sont ainsi abonnés à des forfaits longue durée, de 12 et surtout de 24 mois.

En Italie, c'est l'extrême inverse: 97% des clients mobiles utilisent des cartes prépayées, et ils jonglent souvent avec plusieurs cartes dans la journée afin de profiter au mieux des différentes offres.

Autre originalité française: les trois opérateurs qui dominent le marché --Orange (France Télécom), SFR et Bouygues Télécom--, sont également fournisseurs d'accès à internet. Ils présentent donc des profils très similaires, ce qui peut entraver la concurrence en créant un certain attentisme.

Ils avaient d'ailleurs été condamnés, en novembre 2005, pour entente sur les prix, par l'Autorité française de la Concurrence, qui leur avait infligé une amende record de 534 millions d'euros.


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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /2010 08:20

 

Le gouvernement s'est appuyé sur des statistiques de la délinquance perpétrée par des Roumains à Paris pour justifier sa politique à l'égard des Roms de Roumanie, des chiffres ciblant de manière inédite une nationalité étrangère spécifique.

"Il n'y a pas de statistiques sur la délinquance par communauté, mais il y a des statistiques par nationalité et j'observe par exemple qu'à Paris la délinquance de nationalité roumaine avait augmenté l'année dernière de 138%", a déclaré le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux.

"Depuis deux ans, la délinquance commise par des Roumains sur la région parisienne a augmenté très fortement, c'est un fait", a ajouté le ministre de l'Immigration Eric Besson.

Les faits de délinquance commis par des Roumains à Paris ont augmenté de 138% en 2009 avec 3.151 faits contre 1.323 en 2008. Sur les six premiers mois de l'année 2010, cette délinquance a augmenté de 51,1% par rapport aux six premiers mois de 2008 et 49% des faits de délinquance commis par des Roumains le sont par des mineurs.

Sur 92.148 personnes mises en causes dans des faits de délinquance générale entre janvier et juin 2010 en agglomération parisienne (Paris et la petite couronne), 3.294 sont de nationalité roumaine, soit 3,6%.

Concernant les mineurs, il y a 1.197 Roumains sur 17.973 mineurs mis en cause, soit 6,6%.

Pour les atteintes aux biens, 3.493 personnes mises en cause sont de nationalité roumaine sur un total de 25.590, soit 13,65%. Concernant les chiffres pour les mineurs, 1.095 sont de nationalité roumaine sur un total de 9.055, soit 12,09%, et à Paris seul, la proportion monte jusqu'à près d'un quart (23%).

Cette étude, concernant uniquement l'agglomération parisienne, ne permet pas de comparer cette délinquance avec celle de ressortissants d'autres nationalités.

Pour Alain Bauer, qui a dirigé le rapport 2009 de l'Observatoire national de la délinquance (OND) sur la criminalité en France, "les statistiques sur les personnes mises en cause n'ont jamais été publiées par nationalité, même si elles existent". La seule distinction faite dans le rapport 2009 porte sur les Français et les étrangers.

Selon ce rapport, la part des étrangers dans les mis en cause est de 11,9% au total, dont 13,3% dans les vols sans violence et 47,6% pour les vols à la tire.


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