Des violents orages se sont abattus sur une grande partie du pays durant la journée de vendredi perturbant la circulation et provoquant des inondations sans gravité notamment à Toulouse, dans le Tarn et en Bretagne.
Hier, en début d’après-midi, Guingamp a été arrosée par des fortes pluies. Les pompiers ont effectué une quarantaine d’interventions pour des inondations. En Ille-et-Vilaine, les pompiers sont également intervenus pour vider plusieurs caves inondées dans l'ouest du département.
14 h 10. Dans le quartier de Sainte-Croix, la route a disparu. Des fortes pluies arrosent Guingamp. Les voitures roulent doucement. Elles slaloment entre les immenses flaques d’eau. Le ciel est complètement bouché. Rue Montbareil, des ruisseaux boueux tracent vers le centre-ville. La rue de la Pompe reçoit cette manne céleste. C’est l’inondation assurée. Des barrières sont installées pour empêcher la circulation. Rue des Ponts-Saint- Michel, c’est aussi une piscine à ciel ouvert.
Des pompiers en renfort
Les pompiers sont mobilisés pour gérer les inondations. Ils ont reçu le renfort des centres de Bégard, Pommerit-le-Vicomte et Goudelin. Une quarantaine de pompiers sillonne les communes de Guingamp et de Grâces pour répondre aux appels. De 13 h 30 à 18 h, ils ont effectué une quarantaine d’interventions pour des maisons, des caves et des commerces inondés. Au lycée Pavie, les fortes pluies ont provoqué des infiltrations d’eau au troisième étage d’un bâtiment abritant des salles de physique et d’informatique. Par mesure de sécurité, les cours se sont arrêtés à 15 h pour les élèves devant y travailler.
Un titre Emploi Forains, destiné à faciliter l'embauche et lutter contre le travail illégal, sera mis en place à partir du 1er janvier 2009, a annoncé le ministre du Travail Xavier Bertrand à la Foire du Trône à Paris.
Ce dispositif qui prendra la forme d'un "carnet à souches" permettra à l'employeur qui y aura adhéré de "déclarer son employé auprès de l'Urssaf le jour même de l'embauche", a expliqué M. Bertrand devant des forains.
Cela "simplifiera les démarches administratives" pour des employeurs qui ont des besoins de main d'œuvre "parfois inopinés", notamment lors du montage et du démontage des manèges.
Selon M. Bertrand, "l'employeur sera donc en règle plus facilement et le salarié sera mieux protégé, notamment en cas d'accident du travail".
Par la suite, "un centre gestionnaire calculera les cotisations et établira une attestation de salaire qui sera adressée à l'employeur et au salarié. L'employeur recevra ensuite le décompte des cotisations qu'il devra acquitter auprès de l'Urssaf", a-t-il détaillé.
Marcel Campion, le patron des forains, s'est réjoui de ce "geste de reconnaissance du métier de forain et de sa spécifité". "Sur les 35.000 entreprises foraines, il y a 200.000 emplois précaires" qui sont concernés, a-t-il ajouté.
Pour le président du Syndicat autonome des forains de France, Daniel Pourrier, "cette sorte de chèque emploi-services au profit des forains va permettre de régulariser le travail au noir dans la profession et faciliter la démarche d'embauche, car jusqu'ici la déclaration d'emploi préalable nous empêchait de légaliser le personnel pris sur le terrain".
"Cela faisait douze ans qu'on se battait pour cela. Depuis son arrivée, Xavier Bertrand a négocié avec nous et a tenu la promesse de campagne de Nicolas Sarkozy", a-t-il souligné.
Le gouvernement a annoncé vendredi la création de 4.100 places supplémentaires en cinq ans pour accueillir les autistes, améliorer le diagnostic et l'expérimentation de nouvelles méthodes de prise en charge, dans le cadre d'un plan visant à "faire sortir les autistes du ghetto".
Le coût global de ce plan triennal s'élève à 187 millions d'euros, ont indiqué vendredi la ministre de la Santé Roselyne Bachelot et la secrétaire d'Etat à la Solidarité Valérie Létard en rendant public leur plan autisme 2008-2010, très attendu des familles.
Pour améliorer l'accueil, il est annoncé la création, sur cinq ans, soit une durée plus longue que le plan, de 4.100 places, dont 1.500 pour enfants. Le premier plan 2005-2007 avait permis la création, sur trois ans, de 2.830 places, dont 1.530 pour enfants.
La création de petites unités de vie est encouragée, ainsi que l'internat souple et les structures expérimentales de "décompression" pour les adolescents. Les établissements médico-sociaux sont appelés à adapter leur prise en charge aux "aspirations nouvelles" des familles.
"On part de très loin, bien sûr ce n'est pas suffisant" a reconnu Mme Létard devant la presse, en soulignant "l'ambition" du gouvernement: "que plus personne en France ne puisse encore ignorer ce qu'est l'autisme".
Alors que les professionnels en France se divisent sur les méthodes de prise en charge des autistes (psychiatrie ou approche comportementale), le gouvernement souhaite recenser ce qui existe et permettre une expérimentation de nouvelles méthodes, en conduisant une réflexion juridique et éthique sur les droits fondamentaux des personnes touchées par l'autisme.
L'accent est mis aussi sur l'amélioration du diagnostic, en prévoyant des expérimentations en régions sur des dispositifs d'annonce personnalisée, pour lesquels un appel à projets est lancé.
Les professionnels de santé, les enseignants et auxiliaires de vie scolaire seront formés pour mieux accueillir et accompagner les autistes, pour lesquels seront expérimentés, dans dix départements volontaires, de nouveaux types de lieux de vie et de travail.
Le plan prévoit enfin le renforcement des connaissances scientifiques et de pratiques de terrain, qui feront l'objet d'un document largement diffusé.
La recherche sur l'autisme et les troubles envahissants du développement (TED) sera encouragée pour un coût global de 5,45 millions d'euros.
Pour Roselyne Bachelot, "il faut sortir les autistes du ghetto". "Sur huit ans d'études médicales, seules deux heures sont consacrées à l'autisme" a-t-elle déploré.
L'actrice Sandrine Bonnaire, qui a contribué à dénoncer les carences de prise en charge en France, avec son film "Elle s'appelle Sabine", était présente lors de la conférence de presse. "Bien sûr ce n'est pas suffisant", a-t-elle dit, "il y a tellement de demandes et de besoins mais les choses ne peuvent pas se faire comme ça". "C'est à la fois une goutte d'eau, mais il y a des progrès sur le plan de la qualité, il y a une vraie volonté de l'Etat", a-t-elle dit.
Voici les principaux points du discours de politique générale prononcé jeudi par Vladimir Poutine avant sa confirmation au poste de Premier ministre par la Douma, chambre basse du Parlement russe :
INFLATION
- M. Poutine a fixé comme objectif "de ramener l'inflation sous les 10% d'ici un an et dans les années à venir", alors qu'elle s'est établie à 11,9% en 2007.
- "La part des produits alimentaires (dans la hausse des prix) augmente. C'est un signal très alarmant."
- "Dans certaines de nos grandes villes, jusqu'à 70% des produits alimentaires sont importés, c'est inadmissible. Il faut développer l'agriculture" russe.
FISCALITE
- "L'heure est venue de prendre la décision de baisser les impôts dans le secteur pétrolier afin de stimuler la hausse de l'extraction et du raffinage du pétrole."
- "Nous devons alléger au maximum le fardeau fiscal des particuliers et organisations qui dépensent dans les domaines de la santé, de la retraite et l'hypothèque."
- M. Poutine a appelé à engager une "sérieuse discussion sur la baisse de la TVA". "D'ici août, nous devons définir une nouvelle stratégie de réduction du fardeau fiscal".
INEFFICACITE DU SECTEUR PUBLIC
- "Des dizaines d'entreprises qui appartiennent entièrement à l'Etat ne se modernisent pas, tournent exclusivement avec l'argent public, sont déficitaires année après année et n'ont aucune motivation à minimiser les coûts, à dégager des bénéfices et à faire un travail de qualité".
- M. Poutine a appelé à "renforcer la liberté d'entreprise" dans le pays et s'est dit "certain que la Russie devrait devenir l'un des principaux centres financiers du monde".
INVESTISSEMENTS RUSSES A L'ETRANGER
- "Il est vrai que l'investissement étranger en Russie (...) est dix fois supérieur au nôtre à l'étranger".
- "Nous encourageons et allons continuer d'encourager les investissements de nos compagnies à l'étranger".
NIVEAU DE VIE
- "Nous pouvons et devons devenir un leader mondial dans les principaux indicateurs de niveau de vie au cours des 10 à 15 prochaines années" (salaires, sécurité sociale, éducation et santé, espérance de vie, environnement et logement).
- "Le salaire minimal mensuel doit être égal au minimum vital" et atteindre 4.330 roubles (117 euros) à partir de 2009.
ALCOOLISME
- M. Poutine a déploré les "fléaux du tabagisme et de l'alcoolisme". "On fume et on boit en Russie deux fois plus que dans la plupart des pays développés."
RECHERCHE
- Il a indiqué que 250 milliards de roubles (6,7 milliards d'euros) supplémentaires seraient alloués à la recherche fondamentale sur les cinq prochaines années.
Le Président a réaffirmé la priorité que représente pour lui l’amélioration de l’école. L’amélioration du système éducatif français est un des principaux moyens de préparer notre pays à l’avenir.
L’école connaît des difficultés. Les performances scolaires de la France ne sont pas à la hauteur des efforts financiers consentis. Malgré une dépense qui la situe au troisième rang européen, la France compte trop d’élèves, 15%, qui ne maîtrisent pas les savoirs fondamentaux (lecture, écriture, calcul) et qui sortent sans diplôme du système scolaire (120 000 tous les ans). C’est pourquoi, depuis 1 an, le Président, le Premier Ministre et le Ministre de l’Education ont engagé plusieurs réformes :
- Dès la rentrée 2008, les programmes du primaire seront recentrés sur l’acquisition des savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter).
- L’école se réorganise et répond à des besoins nouveaux. L’accompagnement éducatif des « orphelins de 16 heures », qui a débuté dans les établissements prioritaires, sera étendu à la rentrée prochaine dans tous les collèges et les écoles primaires.
- 1 milliard d'euros seront consacrés en 2008 au financement des heures supplémentaires effectuées dans le cadre de l’accompagnement des élèves en difficulté afin de revaloriser le métier d’enseignant.
Le changement au sein du système éducatif suscite des inquiétudes voire des mécontentements qui s’expriment par des mouvements de grève.
Le Président doit être à l’écoute de tous les Français : des grévistes mais aussi de l’ensemble des Français et notamment des parents. Lorsque les deux parents travaillent et que l’accueil à l’école n’est pas assuré, la grève perturbe très fortement la vie quotidienne des familles et notamment des plus modestes ce qui posent des problèmes d’égalité entre ceux qui peuvent faire garder les enfants et ceux qui ne le peuvent pas.
C’est pourquoi le Président souhaite que le gouvernement dépose, avant l’été, un projet de loi qui mettra en place un droit d’accueil des enfants qui sont inscrits dans les écoles.
Ce projet prévoira, qu’en cas de grève, les professeurs grévistes devront se faire connaître 48 heures à l’avance pour que l’accueil des élèves puisse être organisé. Il prévoira également que les communes proposent des solutions d’accueil, dont la charge financière sera assurée par l’Etat.
L’objectif, c’est qu’en cas de grève, les enfants de ce pays soient accueillis et que les parents qui le souhaitent puissent ainsi exercer leur doit légitime au travail.
Frédéric Lefebvre, Porte parole et Secrétaire National de l’UMP chargé de l'Economie, souligne l’efficacité du paquet fiscal voté au mois de juillet dernier puisque les chiffres de la croissance viennent d’être réévalués et que ces bons résultats inattendus sont la conséquence directe du plan de relance que la France a su faire plus vite que les autres.
L’UMP demande au PS de reconnaître publiquement qu’il s’est trompé lorsqu’il a dénoncé l’inefficacité des mesures prises par la Gouvernement et la majorité et précise à Monsieur HOLLANDE, Monsieur AYRAULT, Monsieur SAPPIN et Monsieur MIGAUD que, de temps en temps, de reconnaître ses erreurs comme le Chef de l’Etat a montré qu’il savait le faire, cela permet d’être crédible aux yeux des Français.
Selon les chiffres publiés ce matin par l'Insee, la croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France s'est établie à 2,1% en 2007, en hausse de 0,2 points sur les précédentes estimations du même organisme, et a enregistré une nette progression au premier trimestre de cette année, à +0,6% contre 0,3% au dernier trimestre de l'année précédente.
"Vous accueillez ce matin un ministre de l'Economie qui se réjouit et qui jubile", a-t-elle lâché sur Europe 1 juste avant la publication des chiffres de l'Insee. "On s'est beaucoup moqué de moi quand j'ai dit nous ferons au moins 2%" en 2007, "on sort à 2,2% (bruts), c'est plus que la fourchette basse de nos prévisions".
Ces chiffres "traduisent l'impact des mesures prises en application de ses engagements (du président) par le gouvernement en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat", a applaudi l'Elysée dans un communiqué. "Le diagnostic posé sur la situation de notre pays et les remèdes à y apporter sont confortés".
Ces chiffres "montrent que l'économie française, dans un climat international très difficile, résiste très bien" et "que la politique économique conduite par le gouvernement est la bonne", a renchéri le Premier ministre, affirmant même "espérer dépasser" les prévisions pour 2008 (entre 1,7 et 2%).
Représentativité, validité des accords, instances consultatives: voici les principaux points du projet d'accord sur le dialogue social dans la Fonction publique présenté mercredi par le ministère aux syndicats à l'issue d'une ultime séance de négociation sur le sujet.
REPRESENTATIVITE
- Les élections aux commissions administratives paritaires (CAP) et aux comités techniques paritaires (CTP), principales instances de dialogue social des fonctionnaires, chargées notamment de la gestion des carrières, sont désormais ouvertes aux syndicats "légalement constitués depuis au moins deux ans et remplissant les conditions d'indépendance et de respect des valeurs républicaines".
- La présence d'une organisation au sein d'un conseil supérieur de la fonction publique (instance consultative placée auprès du gouvernement) attestera de sa représentativité.
- Organisation à terme des élections tous les 4 ans le même jour dans les trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) au lieu de tous les trois ans actuellement.
- Les sièges "préciputaires", attribués d'office à certaines organisations dans les conseils supérieurs, sont appelés à disparaître d'ici 2013. La composition des conseils devrait être uniquement basée sur les élections aux CTP (et non plus aux CAP), et prendre en compte le vote des agents non titulaires (contractuels, etc.).
NEGOCIATION
- Champ de la négociation ouvert à d'autres domaines que les rémunérations, comme les carrières professionnelles, la formation, l'action sociale et la santé au travail
- Négociation sur les salaires rendue obligatoire
- Un accord pourra être valable s'il est conclu avec au moins deux organisations syndicales représentant au moins 20% des voix des agents et s'il ne rencontre pas l'opposition d'organisations représentant une majorité des voix. A partir de 2013, application de l'accord majoritaire en voix comme unique critère de validité.
INSTANCES CONSULTATIVES
- Création d'une instance consultative commune aux trois fonctions publiques
- Modernisation du conseil supérieur de la fonction publique d'Etat
- Renforcement des CTP, et pour l'Etat, élection directe des représentants
DROITS ET MOYENS DES SYNDICATS
- Elaboration d'un bilan contradictoire des moyens (humains, financiers, matériels) accordés aux syndicats
Voici une liste indicative des villes qui prévoient d'asurer un service minimum pour les élèves des écoles le 15 mai, à l'occasion de la grève des enseignants, et de celles qui ne l'organiseront pas, selon les bureaux de l'AFP.
De nombreuses villes n'avaient toujours pas pris de décision, mercredi, sur l'organisation ou non d'un tel service.
- Service minimum: Valenciennes (UMP), Tarbes (UMP), Perpignan (UMP), Castres (UMP), Mulhouse (Gauche Moderne), Vesoul (UMP), Colmar (UMP), pour les enfants de maternelle seulement, Nice (UMP), Cannes (UMP), Menton (UMP), Antibes (UMP) ainsi que 27 autres communes des Alpes-Maritimes.
- Pas de service minimum: Paris (PS), Lyon (PS), Grenoble (PS), Villeurbanne (PS), Toulouse (PS), Cahors (PS), Périgueux (PS), Lille (PS), Rennes (PS), Nantes (PS), Caen (PS), Dieppe (PCF), Strasbourg (PS), Besançon (PS), Belfort (MRC), Metz (PS), Thionville (PS).
Les "niches fiscales" outre-mer, non plafonnées, que le gouvernement compte remettre en cause représente une dépense fiscale de 780 millions d'euros en 2008, selon le rapport remis par le gouvernement aux commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat.
Ce sont les "niches fiscales" non plafonnées qui coûtent le plus cher à l'Etat.
Il s'agit de réductions d'impôt sur le revenu prévues à l'article 199 undecies A et B du code général des impôts, concernant les investissements réalisés dans le secteur du logement (coût : 230 millions) et les investissements productifs (coût : 550 millions).
Dans le second cas, la réduction d'impôt est de 50% (majorée à 60% dans certaines collectivités, ou 70% dans certains cas, comme la navigation de plaisance).
Depuis 2001, 75% des investissements défiscalisés sont réalisés en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et à la Réunion. Trois secteurs (transport, industrie et tourisme) ont bénéficié de plus de 70% des investissements agréés.
Depuis 2004, le volume des investissements défiscalisés outre-mer s'établit entre 1,2 et 1,3 milliard d'euros par an, compte non tenu du logement défiscalisé de plein droit (petites opérations).
Ils permettent à certains contribuables aisés, très majoritairement métropolitains, habitant souvent dans les arrondissements privilégiés de Paris, de réduire considérablement leur impôt sur le revenu.
"Il est clair que les dispositifs de réduction d'impôt à l'investissement outre-mer permettent aux contribuables concernés de s'affranchir d'une part importante, voire très importante de l'impôt sur le revenu dû en application du barème", admet le gouvernement dans son rapport.
La défiscalisation concernant notamment les bateaux et le logement est en cours de révision. Elle fait l'objet d'articles controversés dans le projet de loi-programme sur l'outre-mer, dont une nouvelle version a été reçue mercredi par les départements et collectivités d'outre-mer.
Présentant son plan pour l'emploi des «seniors», le président de la République a promis une revalorisation de 0,8% pour tous les retraités.
La rentrée rimera avec coup de pouce pour les retraités. Le président Nicolas Sarkozy a annoncé mardi dans le Gard que l'ensemble des seniors serait augmenté le 1er septembre de 0,8%. "Nous avons revalorisé de 1,1 point les retraites au 1er janvier, j'annonce que cette hausse sera complétée dès le 1er septembre par une nouvelle progression de 0,8%", a ainsi déclaré le chef de l'Etat à l'occasion d'une table ronde sur l'emploi des seniors organisée aux Angles, dans le Gard.
Nicolas Sarkozy a rappelé qu'"il n'y a aucune obligation légale de revaloriser les pensions en cours d'année. Mais si nous n'avons pas attendu l'année prochaine, c'est que j'ai parfaitement conscience du problème du pouvoir d'achat des retraités (...) c'est aussi un problème de justice sociale". Cette revalorisation de l'ensemble des retraites doit couvrir, selon l'Elysée, la progression de l'inflation pendant l'année 2008.
Le président a également défendu devant les ouvriers d'une entreprise de Pujaut le plan présenté par le gouvernement pour promouvoir l'emploi des seniors, dénonçant l'erreur du partage du travail et assurant qu'il fallait "laisser les gens bosser". "Ce n'est pas parce qu'on autorise les seniors à travailler plus longtemps qu'on prend des emplois aux jeunes", a estimé Nicolas Sarkozy devant une partie des 300 salariés de cette société spécialisée dans le béton.
Cumul emploi-retraite
"On va supprimer la règle qui met les gens d'office à la retraite (...) ceux d'entre vous qui auront cotisé pour avoir une retraite pleine pourront avoir leur retraite et prendre un emploi en plus et cumuler sans limite retraite et salaire", a détaillé le chef de l'Etat. "Ceux qui veulent partir à la retraite après leurs années de cotisation, ils partent en retraite. Celui qui veut travailler, il peut le faire, on va faire un système où on vous laissera le choix", a-t-il poursuivi.
Il propose aussi une autre voie : "Une fois que vous avez le plein de vos années de cotisation, vous dites «je ne veux pas liquider ma retraite mais je veux qu'elle soit meilleure», et chaque année on vous donne 5% de plus". Le ministre des Affaires sociales Xavier Bertrand a détaillé la semaine dernière les grandes lignes de ce plan en faveur de l'emploi des quinquagénaires, se déclarant ouvert aux propositions des syndicats.
80 000 élèves de CM 1-CM 2 ont bénéficié pendant ces vacances scolaires des premiers cours de soutien scolaire dispensés par des enseignants volontaires. Très décriée par les syndicats de profs, la mesure satisfait plutôt ceux qui y ont participé.
Finalement, qui est resté à l'école pendant ces vacances de printemps ? Alors que les élèves de la dernière zone (C) regagnent leurs bancs ce matin à Versailles, Créteil, Paris ou Bordeaux, avec pour la plupart des souvenirs de grasses matinées, de colos ou de fous rires entre cousins, au ministère de l'Education nationale, on fait les comptes. Plus de 80 000 enfants ont eu droit à cette première fournée de stages de soutien proposés à des élèves de CM 1-CM 2 : cinq matinées de trois heures de français et de maths, par groupes de six élèves au maximum. Un succès, se félicite-t-on rue de Grenelle. Malgré les refus retentissants de certaines villes. A Toulouse, le nouveau maire, Pierre Cohen, stigmatisait la "précipitation" du dispositif lancé en février et refusait d'ouvrir ses 197 écoles. A Roanne, la municipalité socialiste s'est opposée à confier un groupe de six élèves inscrits au stage dans une école publique à un enseignant volontaire venu d'un établissement privé sous contrat, "en vertu du principe de laïcité". "Inacceptable", fustige Xavier Darcos. Le ministre n'a cessé de répéter que sa mesure, "destinée à offrir gratuitement ce que d'autres peuvent s'offrir dans des officines privées", tenait de la "justice sociale". De leur côté, la FSU dénonçait une "opération démagogique" et le Snuipp, principal syndicat du premier degré, invitait ses adhérents à refuser le "volontariat".
Aussi un intérêt financier
De source ministérielle, 15 000 instituteurs ont encadré ces stages, dans l'école où ils enseignent habituellement ou dans leur ville. 355 enseignants de primaire - ou de maternelle - se sont ainsi portés volontaires à Paris, où les dernières sessions de soutien, qui ont en moyenne concerné 9,77 % des élèves de CM 1 et CM 2 (plus de 12,7 % dans le XIe), se sont terminées avec les vacances vendredi. Pour "gagner" plus, "bien sûr", ils ne s'en cachent pas, comme l'admet Laetitia, dans le XIXe. Et "pour voir" ce que pouvait donner un dispositif monté à toute allure.
"J'ai bon espoir que le retour fait entre enseignants après ce coup d'essai diminue les réactions négatives qu'avaient soulevées les syndicats", sourit Ketty de Larrinaga, inspectrice de circonscription dans le très populaire XIXe arrondissement, où nombre d'enfants n'avaient de toute façon pas de départ en vacances prévu. C'est qu'il va falloir désormais mettre sur pied les prochaines sessions : la première semaine de vacances en juillet, et la dernière du mois d'août, pour une remise dans le bain avant la rentrée.
Invitée du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, Nathalie Kosciusko-Morizet est revenue sur son coup de gueule contre Jean-Louis Borloo. «J'ai utilisé des mots qui n'appellent pas la même résonnance pour les hommes et les femmes», estime-t-elle.
Une maladresse de langage, des substantifs trop guerriers. "Ce n'étaient probablement pas les bons mots, ni le bon moment. Je me suis sentie seule, à tort ou à raison et j'ai réagi comme ça. C'est passé". Invitée dimanche au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, Nathalie Kosciusko-Morizet est revenue sur son coup de gueule contre Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé dont elle avait dénoncé, le mois dernier, le "concours de lâcheté et d'inélégance" suite aux débats houleux sur le projet de loi OGM. "J'ai utilisé des mots qui n'appellent pas la même résonnance pour les hommes et les femmes, peut-être que c'était ça le problème", a reconnu la secrétaire d'État à l'Écologie.
Et lorsqu'il a fallu rattraper les dégâts commis par son émotivité et s'excuser, la secrétaire adjointe de l'UMP n'a pas hésité, se défendant d'avoir mangé son chapeau. "J'ai une passion pour ce que je fais. Avec Jean-Louis Borloo nous avons décroché de bons arbitrages auprès du président, je n'ai pas de raison de démissionner", a-t-elle souligné. "Je suis très à l'aise avec le texte sur les OGM, nous sommes arrivés à un bon équilibre nous menons des combats difficiles avec Jean-Louis Borloo. J'ai l'impression d'être utile", a-t-elle ajouté.
"On trompe un peu les gens"
Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, les corrections apportées par les sénateurs à l'amendement du communiste André Chassaigne étaient nécessaires, le Sénat ne revient pas en arrière. "Il fallait préciser comment entendre le terme "sans OGM" car la directive européenne est mal faite. Elle ne spécifie pas ce qui est "sans OGM" mais précise ce qui est "avec OGM" [quand il y en a plus que 0.9%] mais il n'y a pas beaucoup de consommateurs qui se bousculent pour savoir ce qui est avec OGM !", a souligné la secrétaire d'Etat, qui attend l'avis du Haut Conseil des biotechnologies, chargée de définir ce qu'est un aliment "sans OGM" via l'instauration d'un seuil de détection des OGM. NKM souhaiterait que ce seuil varie selon les produits concernés.
L'étoile montante de l'UMP s'est montrée prompte à balayer toute rumeur de mésentente au sein du gouvernement sur les OGM. Non elle n'est pas en désaccord avec sa collègue de l'Enseignement Supérieur et la Recherche, Valérie Pécresse, qui réclame la reprise des expérimentations d'OGM en plein champ. "Les biotechnologies sont sans doute prometteuses" a martelé la maire de Longjumeau. Si elle a approuvé l'activation de la clause de sauvegarde et la suspension de la culture du maïs transgénique Monsanto 810, c'est parce que cette culture ne présentait pas toutes les garanties. "Les OGM pesticides comme le Monsanto 810, actuellement sur le marché, ne sont pas véritablement intéressants. On trompe les gens. On fait rêver de ce que seront les futurs OGM qui consommeront moins d'eau, qui résisteront à la sécheresse". a expliqué l'élue de l'Essonne. Ce qu'il y a pour le moment dans le catalogue des semences sont des OGM qui simplifient l'itinéraire des cultures, ils ne sauvent pas la planète", a conclu secrétaire générale adjointe de l'UMP.
Enfin interrogé sur le passage à vide que traversent Nicolas Sarkozy et son gouvernement, Nathalie Kosciusko-Morizet a reconnu "une phase du cycle qui est difficile à passer. Les réformes ne portent pas toutes leurs effets". "Les Français ne sont pas en train de dire, finalement on s'est trompé, ce n'est pas ça qu'on voulait", a-t-elle jugé.
La France prend la présidence de l'UE le 1er juillet. Environnement et immigration en seront les axes majeurs.
Le traité simplifié a été le coup de maître de la première année du quinquennat. Pour Nicolas Sarkozy, la présidence française de l'Union européenne sera le grand défi de l'an II. Le chef de l'État et son équipe s'y préparent depuis des mois. L'Élysée veille au grain. Philippe Starck, le designer, et l'inusable Jacques Séguéla ont été sollicités, entre autres, pour donner un relief exceptionnel à l'événement, avec concerts, "Bal de l'Europe" (le 14 juillet), et illumination de la capitale.
Cinq grandes priorités ont été définies. D'abord, la lutte contre le changement climatique et la politique énergétique. Ce "paquet énergie-climat" sera le gros morceau de la présidence française. "Nous avons une obligation de résultat", plaide le secrétaire d'État aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet. En effet, l'objectif est d'aboutir en décembre 2009, à Copenhague, à un accord global sur le climat pour l'après-2012. Un compromis politique devra être trouvé dès la fin de la présidence française sur les quatre volets du «paquet» : le niveau de réduction des émissions de gaz à effet de serre, le partage de l'effort de cette réduction entre pays européens, la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique (20 % à l'horizon 2020), le stockage géologique et la capture du carbone. Restent deux épines préalables que Paris espère voir retirées avant juillet : la séparation patrimoniale dans le domaine énergétique, qui divise les Européens, et la réduction des émissions de CO2 dans l'automobile, un sujet qui hérisse les Allemands et les Italiens.
La mise en place d'un pacte sur l'immigration et l'asile destiné à maîtriser les flux migratoires constitue la deuxième priorité française. Concrètement, le contrôle aux frontières et la politique d'intégration devraient être renforcés. Sur certains aspects toutefois, la convergence sera difficile, comme pour le droit d'asile sur lequel les Européens ont des traditions différentes.
Dépollution de la Méditerranée
La troisième priorité, faire un bilan de santé de la politique agricole commune, risque d'être mise en exergue par la crise alimentaire mondiale. Sous l'œil sceptique des Britanniques, Paris défendra une PAC forte et modernisée, certes, mais défendant l'idée qu'on ne peut livrer le fonctionnement de l'Europe agricole aux seules lois du marché.
Sur la défense européenne, quatrième dossier prioritaire, la présidence française visera le renforcement des capacités opérationnelles (notamment en moyens aériens) pour les opérations extérieures sur lesquelles sont engagés les Vingt-Sept. Paris cherchera également à promouvoir la coopération entre les industries de défense.
L'Union pour la Méditerranée sera le projet phare de la présidence française. Particulièrement cher au cœur de Nicolas Sarkozy, il sera lancé officiellement lors d'une réunion des chefs d'États européens, le 13 juillet à Paris, et tournera autour d'une poignée de grands chantiers comme la dépollution de la Méditerranée.
Nicolas Sarkozy participera en outre à neuf grands sommets (Chine, Asie, Canada, Russie…) et aura à gérer le casse-tête des JO de Pékin. Une "saison culturelle européenne", avec plusieurs centaines de manifestations, sera également organisée dans toute la France.
Ces travaux d'Hercule devront être accomplis en un temps record. D'autant que la mise en œuvre du traité de Lisbonne et la fin de la mandature européenne (les élections du Parlement auront lieu en juin 2009) pèseront sur l'agenda. La présidence française aura la délicate mission de préparer la nomination des nouveaux dirigeants de l'Union, le président stable du Conseil européen et le haut représentant chargé de la politique extérieure, avant la fin du mandat de José Manuel Barroso à la tête de la Commission, fin 2009.
Dix huit employés de la criée du port d'Erquy ont été hospitalisés mercredi matin, dont quatre dans un état grave, pour une intoxication au monoxyde de carbone.
"Il y a 18 hospitalisations, dont quatre dans un état plus sérieux", a indiqué une porte-parole de la préfecture. Dans un premier temps, les pompiers avaient annoncé "22 victimes dont quatre urgences absolues".
L'intoxication, qui s'est déroulée à l'aube dans la criée, un lieu fermé, est liée à une fuite de monoxyde de carbone par un chariot élévateur qui utilise ce gaz pour sa propulsion.
Erquy est l'un des principaux ports de pêche des Côtes d'Armor, spécialisé notamment dans la coquille Saint-Jacques.
Le monoxyde de carbone, un gaz asphyxiant, invisible et inodore, est à l'origine chaque année en France de 6.000 intoxications et 300 morts, selon le ministère de la Santé.
En cas d'intoxication aiguë, la prise en charge doit être rapide et les personnes intoxiquées doivent parfois être placées dans un caisson hyperbare pour un traitement d'oxygénation.
Les symptômes -maux de tête, nausées, confusion mentale, fatigue- peuvent ne pas se manifester immédiatement.
Arrêt du gaspillage de l'énergie dans le bâtiment, coup de frein au tout routier pour les voyageurs et les marchandises, essor du bio figurent parmi les principales dispositions du projet de loi présenté mercredi par le gouvernement pour mettre en œuvre le Grenelle de l'environnement.
CLIMAT
- L'Etat "étudiera" la création d'une contribution climat-énergie - la "taxe carbone" chère à Nicolas Hulot et pierre angulaire du Grenelle - destinée à favoriser les comportements sobres en énergie (présentation de l'étude au Parlement fin 2008).
BATIMENT
- Objectif de réduction de la consommation énergétique du bâti existant de 38% d'ici 2020.
- Dans le neuf, le gouvernement veut imposer la norme "basse consommation" (consommant moins de 50 kWh par an et par m2) en 2012 et la norme "énergie positive" (consommant moins qu'ils ne produisent, à partir d'énergies renouvelables) en 2020.
- L'Etat veut donner l'exemple avec un vaste programme de rénovation de ses bâtiments à partir de 2012 afin d'en réduire de 40% au moins la consommation d'énergie et de moitié les émissions de gaz à effet de serre dans un délai de dix ans.
TRANSPORT
- Lancement de 2.000 km de lignes nouvelles de train à grande vitesse d'ici 2020. Programme prévu de 2.500 km de lignes à grande vitesse supplémentaires à plus long terme.
- Les transports urbains en site propre (hors Ile-de-France) seront multipliés par six en 15 ans, de 329 à 1.800 km. Coût total 18 milliards d'euros, aide de l'Etat à hauteur de 2,5 mds pour une première tranche de 12 mds d'ici 2020.
- Développement des autoroutes de la mer et des autoroutes ferroviaires vers l'Espagne et l'Italie: l'Etat veut une croissance de 25% du fret non routier d'ici 2012 (la route compte pour 86% aujourd'hui contre 12% pour le ferroviaire et 2% pour la voie d'eau).
- Mise en place en 2011 d'une taxe kilométrique sur les poids-lourds pour l'utilisation du réseau routier national non concédé (hors autoroutes).
BIODIVERSITE
- Création de trois nouveaux parcs nationaux, acquisition de 20.000 hectares de zones humides, mise en place de 10 aires marines protégées d'ici 2012.
- Elaboration d'une trame verte (campagne) d'ici 2012 et bleue (cours d'eau) permettant la circulation des espèces animales et végétales sur le territoire.
AGRICULTURE

